Elections

Présidentielle au Congo : Pascal Tsaty Mabiala, présent !

Le leader de l'UPADS à Brazzaville, le 31 janvier.

Le leader de l'UPADS à Brazzaville, le 31 janvier. © UA

L'opposant congolais sera candidat à l'élection présidentielle du 20 mars. Le boycott ? Très peu pour lui !

«Cette fois-ci, je suis partant. » À 66 ans, Pascal Tsaty Mabiala se présente pour la première fois à une présidentielle au Congo (ce sera le 20 mars). Serein, ce militant de la première heure de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) considère pourtant que « les conditions [d’organisation] d’un scrutin crédible ne sont pas réunies ». Mais « le boycott passif ne paie pas », confie celui qui, depuis son retour d’exil en 2006, dirige le parti de l’ex-président Pascal Lissouba.

Sous sa direction, l’UPADS a choisi en effet de participer aux institutions. Une stratégie qui a porté ses fruits, puisque le parti compte aujourd’hui une « dizaine de députés, quatre sénateurs, quelque 70 conseillers et un maire », se félicite Tsaty Mabiala.

« Ce n’est pas évident de remporter des sièges lorsque les scrutins manquent de transparence », ajoute le leader de la première force de l’opposition. Ce dernier n’est pas pour autant le seul candidat face au président sortant, Denis Sassou Nguesso, mais « il est celui qui a le plus de chances, car il a su faire de l’UPADS une véritable machine électorale », affirme un ancien candidat à la présidentielle.

Tsaty Mabiala compte sur les Pays du Niari

Président du groupe parlementaire de son parti, Tsaty Mabiala est, depuis 2007, député de Loudima dans la Bouenza, l’un des trois grands départements du Congo, avec la Lékoumou et le Niari. Trois entités situées dans le sud du pays, que l’on appelle les Pays du Niari et réputées favorables à l’opposition.

L’ancien ministre de la Défense (1992-1997) compte s’appuyer sur ce fief électoral de son mentor Lissouba, même s’il dit par ailleurs combattre « l’indécente ethnicisation de la politique ». À la tête du Frocad, la principale coalition anti-Sassou, Tsaty Mabiala rêve de poursuivre, une fois élu, le « chantier de Lissouba, interrompu brutalement par le coup d’État de 1997 ». Mais, promet-il, « en l’adaptant aux réalités d’aujourd’hui ».

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