Sécurité

Burkina : ex-RSP et Abidjan Connection

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 12 février 2016 à 20h04
Des membres de l'ex-RSP.

Des membres de l'ex-RSP. © STR/AFP

Une vingtaine de membres de l’ancien régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont été arrêtés après l’attaque d’un dépôt d’armes de l’armée à Yimdi, près de Ouagadougou, dans la nuit du 21 au 22 janvier.

Parmi eux : le sergent-chef Ali Sanou, présenté comme le cerveau de l’opération, qui a été interpellé le 27 janvier non loin de Léo, à la frontière ghanéenne. Selon des sources concordantes, il disposait d’un passeport de service ivoirien et aurait organisé l’attaque à partir d’Abidjan, où il était en contact étroit avec l’adjudant-chef Moussa Nébié, dit Rambo, et le sergent-chef Roger Koussoubé, alias Le Touareg.

Ces deux proches du général Gilbert Diendéré, qui passent pour des « durs » de l’ancienne garde présidentielle, se sont réfugiés en Côte d’Ivoire après le putsch manqué de leur régiment, mi-septembre. Avec Sanou, ils auraient, ces dernières semaines, rencontré à plusieurs reprises des membres du clan Compaoré.


Edit à 14h58 : une première version de cet article avançait que Moustapha Limam Chafi et François Compaoré, respectivement conseiller spécial et frère de l’ancien président burkinabè, auraient rencontré Moussa Nébié et Roger Koussoubé en Côte d’Ivoire. Ce qu’ils ont catégoriquement démenti auprès de Jeune Afrique. Dont acte.

François Compaoré nous a fait parvenir le droit de réponse suivant :

« Dans un « Confidentiel » publié en page 9 du numéro de Jeune Afrique daté du 31 janvier au 6 février 2016, intitulé “Burkina-Côte d’Ivoire. Abidjan Connection”, il est indiqué que j’aurais rencontré à plusieurs reprises lors de ces dernières semaines à Abidjan des membres de l’ancien régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteurs de l’attaque d’un dépôt d’armes à Yimdi (en particulier Ali Sanou, Moussa Nébié et Roger Koussoubé). Une « information » que je réfute catégoriquement pour les raisons suivantes :

– D’abord parce que depuis mon départ de Ouagadougou je ne suis jamais entré en contact avec aucun ex-agent de la sécurité présidentielle et qu’a fortiori je n’ai jamais participé à une quelconque rencontre pour déstabiliser mon pays, déjà fragilisé.

– Ensuite parce que depuis que Son Excellence M. le président Alassane Ouattara, les plus hautes autorités et le peuple ivoirien nous ont réservé un accueil fraternel, je me suis abstenu de prendre part à une quelconque activité politique, dans l’attente d’un retour à une vie constitutionnelle normale dans mon pays.

– Enfin, parce que je partage aussi mon temps en France, avec ma famille et mes enfants.

Je déplore que ce genre d’articles, établi sur le mode indicatif, à partir de renseignements non vérifiés, ait trouvé sa place dans votre journal, car il aurait pu participer à la détérioration des relations entre les deux pays, tout en portant atteinte à la sécurité juridique et personnelle de ses citoyens. »

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