Politique

Mali : ONU et mauvais payeurs

Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali.

Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali. © Zihnioglu Kamil/SIPA

Au Mali, l’opposition a eu tôt fait de médiatiser l’affaire : le 18 janvier, le pays a vu son droit de vote aux Nations unies suspendu pour non-paiement de cotisations.

En cause : un arriéré de près de 200 millions de F CFA (305 000 euros), correspondant à environ deux années de cotisations. « En somme, résume le Parena, le parti de l’opposant Tiébilé Dramé, depuis l’accession au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keïta, le Mali ne s’est pas acquitté de ses obligations vis-à-vis de l’ONU. » Pour recouvrer son droit de vote, ironise encore le Parena, Bamako n’a qu’à payer au plus vite 68 millions de F CFA, ce qui correspond selon lui à « sept heures de vol de Boeing 737 présidentiel ».

Le 26 janvier, le Premier ministre, Modibo Keïta, a présenté les excuses du gouvernement au peuple malien et promis de régler le problème dans les plus brefs délais, évoquant « une erreur injustifiable » dans « le numéro de compte communiqué » et reconnaissant l’incapacité « des fonctionnaires [à prendre] les dispositions qui s’imposaient pour corriger l’erreur ». Dès le lendemain, des têtes commençaient à tomber… Mais que le Mali se rassure : la Libye et le Burundi ont également été sanctionnés pour les mêmes motifs.

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