Politique

Centrafrique : les ratés du « candidat du pouvoir »

Le premier tour de l'élection présidentielle en Centrafrique s'est déroulé le 30 décembre 2015 © AFP

Crédité de 0,51 % des voix au 1er tour de la présidentielle centrafricaine, Constant Gouyomgbia Kongba Zeze (61 ans) avait pourtant reçu le soutien de plusieurs ténors du régime de transition.

Ami de longue date de Catherine Samba-Panza (une de ses filles est secrétaire à la présidence), ce consultant international a notamment bénéficié de l’appui de Mahamat Kamoun, le Premier ministre, d’un conseiller spécial de « CSP », des directeurs généraux de la Banque centrale et du Trésor, ainsi que du ministre des Finances, Assane Abdallah Kadre. Rachel Ngakola, la toute-puissante directrice générale des douanes, a de son côté géré les comptes de sa campagne.

Ce soutien s’est par exemple manifesté le 23 décembre, quand Kadre et Ngakola ont fait réquisitionner un avion de la compagnie Minair déjà loué par Dologuélé, avec lequel ce dernier devait se rendre à Carnot et à Nola. Le patron de la compagnie s’en est excusé auprès du directeur national de campagne de l’ancien Premier ministre, arrivé en tête du 1er tour, et lui a proposé d’effectuer le vol un autre jour.

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