Politique

Algérie : l’avion de Bouteflika s’ennuie dans son hangar

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Mis à jour le 12 janvier 2016 à 08:33

L’Airbus présidentiel à l’aéroport de Toronto, au Canada, en juin 2010. © PAUL CHIASSON/AP/SIPA

Acheté en 2008 pour 312 millions de dollars, plus 40 autres millions d’aménagements divers (unité médicale, chambre à coucher, bureaux, systèmes antimissiles), l´Airbus A340-500 du président Abdelaziz Bouteflika ne quitte que rarement l’aéroport militaire de Boufarik, au sud-ouest d’Alger, où il est stationné.

Le chef de l’État voyageait auparavant sur Air Algérie. C’est lui qui a suggéré l’acquisition de l’appareil, mais, très vite, il a été victime d’ennuis de santé qui lui ont interdit tout déplacement. Résultat : l’Airbus flambant neuf n’a été utilisé qu’à trois ou quatre reprises.

Pour éviter qu’il ne se détériore dans son hangar, on lui fait faire périodiquement de brefs vols d’entretien à destination de Tindouf, de Tamanrasset ou de Djanet, dans le Grand Sud algérien. La maintenance est suivie par l’aéroport de Toulouse-Blagnac, dans le sud-ouest de la France, où l’appareil a été construit.