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Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : c'est déjà demain»

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Politique

Côte d’Ivoire : retour vers le futur

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Mis à jour le 08 janvier 2016 à 08h33

Par  Marwane Ben Yahmed

Marwane Ben Yahmed est directeur de publication de Jeune Afrique.

(@marwaneBY)

Le retour d'Alassane Ouattara à la tête du RDR a été demandé par une partie des militants du parti.

Le retour d'Alassane Ouattara à la tête du RDR a été demandé par une partie des militants du parti. © Bruno Levy/J.A.

Alassane Ouattara, réélu sans coup férir pour un second et dernier mandat, se pose inévitablement la question de l’après-2020.

Pour la première fois depuis la mort d’Houphouët, il y a vingt-deux ans, la conquête des palais du Plateau et de Yamoussoukro ne concernera aucun des trois principaux protagonistes de la vie politique – et des quatre derniers scrutins présidentiels de l’histoire du pays – qui se sont disputé la succession du « Vieux » : Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Période pendant laquelle la Côte d’Ivoire n’a pas vraiment progressé…

Une nouvelle génération d’hommes (et pourquoi pas de femmes), aux profils forcément différents, va devoir prendre ses responsabilités pour se lancer dans une compétition incertaine mais passionnante. La liste des apprentis prétendants, réels ou supposés, voire fantasmés, s’allonge chaque jour : Guillaume Soro, Hamed Bakayoko, Jeannot Ahoussou Kouadio, Pascal Affi N’Guessan, Albert Mabri Toikeusse, Patrick Achi, Thierry Tanoh, Jean-Louis Billon, Alain-Richard Donwahi, François Albert Amichia, Tidjane Thiam… N’en jetez plus ! Une chose est sûre : la roue va enfin tourner.

Alassane Ouattara, celui des trois « anciens » qui incarne le plus une Côte d’Ivoire plurielle, travailleuse, ouverte sur le monde, sans complexe ni rancœur

Le timing de ce renouvellement annoncé est intéressant. Alassane Ouattara, celui des trois « anciens » qui incarne le plus une Côte d’Ivoire plurielle, travailleuse, ouverte sur le monde, sans complexe ni rancœur, aura disposé de deux mandats, soit une décennie, pour panser les plaies, reconstruire, remettre au travail et d’aplomb le fantôme de l’ex-vitrine d’Afrique de l’Ouest et modèle des années 1980. Dix ans, donc, pour une transition efficace et indispensable entre la Côte d’Ivoire d’hier et celle de demain, qui reste à inventer.

Ce travail de réflexion et d’élaboration est en cours, évidemment, mais le successeur d’Alassane Ouattara devra à la fois l’assumer, le faire évoluer et, surtout, le mettre en œuvre. Il faudra, pour bien faire et ne laisser personne au bord de la route, la contribution de tous les Ivoiriens, hommes et femmes, jeunes et anciens, nantis et plus démunis, « diaspos » et locaux, quelles que soient leurs origines ethniques, leurs convictions religieuses ou leurs obédiences politiques. Ce qui suppose, pour celles et ceux qui envisageraient sérieusement de briguer la magistrature suprême, de les convaincre…

Le dossier de Jeune Afrique [à découvrir sur jeuneafrique.com à partir du 12 janvier, ndlr], justement, vous propose un extraordinaire voyage à l’intérieur de la Côte d’Ivoire de demain, celle en tout cas qui s’esquisse sous nos yeux. Auprès des jeunes, qui expriment de plus en plus leurs attentes et leurs différences par rapport à leurs aînés ; autour des grands chantiers, au propre comme au figuré, dont l’école pour tous, qui métamorphoseront, on l’espère, le visage du pays ; dans la capitale économique, enfin, qui se modernise à vue d’œil. À la recherche, en somme, du temps perdu.

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