Sécurité

Burkina : comment Rambo et le Touareg se sont plantés

Des membres de l'ex-RSP.

Des membres de l'ex-RSP. © STR/AFP

Selon des sources militaires, des éléments de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), au premier rang desquels l'adjudant-chef Nébié, alias Rambo, et le sergent-chef Kossoubé, alias le Touareg (deux « durs » qui ont fui en Côte d'Ivoire après la tentative de coup d'État de la mi-septembre), ont tenté de profiter de la mobilisation des services de sécurité à l'occasion de l'élection présidentielle du 29 novembre pour lancer des attaques contre des sites où, espéraient-ils, la surveillance serait relâchée.

Leur objectif principal était, selon un témoignage, la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), à Ouagadougou, où est détenu le général Gilbert Diendéré, qui avait pris la tête du putsch manqué. Un commando d’hommes armés envisageait d’y lancer un assaut nocturne pour permettre l’évasion de certains détenus.

Un membre de l’ex-RSP aurait tenté de convaincre plusieurs de ses anciens frères d’armes (aujourd’hui affectés dans d’autres garnisons à travers le pays) de participer à l’opération. Celle-ci a finalement avorté. D’abord parce que, sur la base de ces renseignements, la sécurité à la Maca a été renforcée. Ensuite parce qu’un minibus transportant plusieurs suspects a été refoulé à la frontière avec la Côte d’Ivoire deux jours avant le scrutin.

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