Diplomatie

Union africaine : les (grandes) ambitions de Ramtane Lamamra

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le chef de la diplomatie algérienne, en décembre 2013 à Alger.

Le chef de la diplomatie algérienne, en décembre 2013 à Alger. © LOUIZA AMMI POUR J.A.

Le mandat de Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union africaine s’achève fin 2016. De quoi ouvrir des appétits…

C’est un secret de polichinelle : Nkosazana Dlamini-Zuma envisage de plus en plus sérieusement de briguer l’investiture du Congrès national africain (ANC) pour succéder à Jacob, son ex-mari, à la présidence de l’Afrique du Sud en 2019.

Son mandat à la tête de la Commission de l’Union africaine s’achevant fin 2016, le timing serait idéal pour préparer une éventuelle campagne nationale… Son probable futur départ ouvre évidemment des appétits. Notamment celui de l’Algérie, qui, tous les observateurs en sont convaincus, envisage de présenter la candidature de Ramtane Lamamra, 63 ans, son ministre des Affaires étrangères. L’élection de Dlamini-Zuma a rendu caduque la règle non écrite selon laquelle les grandes puissances continentales devaient s’abstenir de briguer la présidence de la Commission.

Diplomate apprécié en Afrique, Lamamra a donc le profil idéal. Envoyé spécial au Liberia en 2003, puis commissaire à la paix et à la sécurité de 2008 à 2013, il connaît tous les rouages de l’organisation. Il a même été ambassadeur à Addis-Abeba (1989-1991), où se trouve le siège de l’UA. Commentaire d’un haut fonctionnaire : « L’Afrique du Sud soutiendra l’Algérie. Seul le Nigeria pourrait la gêner en présentant un candidat, mais c’est peu probable : il a déjà obtenu la présidence de la BAD, celle de la BIDC [la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao] et celle de l’Afreximbank [la banque africaine d’import-export]. »

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