Diplomatie

Libye : accord mort-né à Oubari ?

Les Toubous ont appelé l'ONU à faire cesser le "nettoyage ethnique". © AFP

La mission de l'ONU en Libye (Unsmil) s'en est félicitée, et le Qatar, en concurrence sur ce dossier avec les Émirats arabes unis, n'a pas manqué de le faire savoir.

Un accord de cessez-le-feu a été conclu le 22 novembre à Doha sous l’égide des autorités qataries entre représentants des Touaregs et des Toubous, deux communautés qui se disputent le contrôle de la ville d’Oubari et de plusieurs gisements pétroliers du sud du pays. Le texte, signé pour les Toubous par Ali Sidi Adam et pour les Touaregs par Abou Bakr al-Fageh, prévoit notamment le déploiement d’une « force militaire neutre » (la force Al-Hassawana) et la réouverture de la route reliant Sebha à Ghat.

Mais cet accord, dont l’un des artisans n’est autre que Mustapha Chafi, l’ancien conseiller de Blaise Compaoré, laisse circonspects bien des observateurs. « C’est un bon accord, lâche l’un d’eux. Mais les signataires ont un problème de représentativité. » Sur le terrain, les Touaregs qui tiennent le mont Tendé, une position stratégique, rechignent à s’en retirer. Quant aux Toubous, beaucoup sont hostiles à l’intervention du Qatar, dont ils se méfient, et contestent la légitimité de leurs représentants invités à Doha.

Dans un dossier où l’on ne compte plus les médiations, la communauté de Sant’Egidio a invité des représentants des deux groupes à Rome, le 26 novembre, dans le but de négocier les modalités d’application de cet accord.

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