Dossier

Cet article est issu du dossier «Attentats de Paris : les Africains du 13 novembre»

Voir tout le sommaire
Sécurité

Ludovic Boumbas, décédé lors des attentats de Paris en sauvant sa voisine de table

Ludovic Boumbas © S.NEWS/REX SHUTTE/SIPA

Ils étaient burkinabè, tunisiens, algériens, maliens, congolais ou « français d'origine » ; chrétiens, musulmans, juifs ou athées. Certains écoutaient le groupe américain Eagles of Death Metal au Bataclan. D'autres fêtaient l'anniversaire d'une amie au restaurant La Belle Équipe, pas très loin de la place de la Bastille. Vendredi 13 novembre, une dizaine d'entre eux, jeunes pour la plupart, qui aimaient la vie, sortir, s'amuser, sont morts à Paris lors des attentats perpétrés dans le nord-est de la capitale française. Parmi eux, Ludovic Boumbas.

De l’autre côté de la rue, en face du restaurant La Belle Équipe, devant un parterre de fleurs et de bougies entremêlées, un homme se recueille, seul. « Je suis comme lui un Congolais de Brazza. Quand je vois ce qu’il a fait, je suis fier de mes racines », avoue Olivier Banachissa, en montrant l’une des nombreuses photos de Ludovic Boumbas, 40 ans. Son visage poupon a fait le tour du monde, à la une des médias britanniques notamment. Il s’est jeté sur sa voisine pour la protéger lorsqu’un terroriste armé d’une kalachnikov est sorti d’une voiture et a vidé son chargeur sur les clients. La jeune fille a survécu. Ludovic Boumbas a été tué sur le coup.

« Congolais ? Non, il était d’abord français », a tenu à préciser son frère au lendemain des attentats, sur France 3. Ludovic est né à Lille, où il a grandi, avant de s’installer à Paris. Ingénieur informatique, il n’avait pas d’enfant. « Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il est mort à cause de jeunes nés comme lui en France », déplore encore Olivier Banachissa.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte