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Cet article est issu du dossier «Attentats de Paris : les Africains du 13 novembre»

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Sécurité

Assassiné à Paris le 13 novembre, Hyacinthe Koma, un chic type

Hyacinthe Koma

Hyacinthe Koma © DR

Ils étaient burkinabè, tunisiens, algériens, maliens, congolais ou « français d’origine » ; chrétiens, musulmans, juifs ou athées. Vendredi 13 novembre, une dizaine d’entre eux, jeunes pour la plupart, sont morts à Paris lors des attentats perpétrés dans le nord-est de la capitale française. Parmi, eux Hyacinthe Koma.

C ‘était un passionné de football. Hyacinthe Koma ne ratait pas un match de son équipe fétiche : le Paris-Saint-Germain. Il avait même fait inscrire son nom en grosses lettres sur le maillot de son club préféré. « Mon fils était fier d’être burkinabè, d’être africain. C’était un garçon sportif et joyeux, blagueur et souriant, toujours positif malgré les soucis. » Une voix posée, émue et digne raconte. C’est celle du père de Hyacinthe Koma, assassiné alors qu’il dînait sur la terrasse du restaurant-bar La Belle Équipe.

Né à Paris, Hyacinthe Koma a grandi dans de petits studios avant que son père, devenu chef de salle, obtienne un logement décent dans un HLM du 20e arrondissement. À 36 ans, il était serveur dans un autre restaurant, Les Chics Types. Un nom qui sied bien à ce jeune homme, « qui n’avait que des amis, précise son père. Des avocats, des politiques ont appelé pour me dire qu’ils connaissaient mon fils et qu’ils l’aimaient. En fait, depuis qu’il est né, mon fils est un ange ».

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