Justice

Cameroun : Essimi Menye, assigné à résidence… à l’hôpital !

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Essimi Menye lors d'une réunion des Ministres des Finances de la zone franc à Paris, le 29 septembre 2009.

Essimi Menye lors d'une réunion des Ministres des Finances de la zone franc à Paris, le 29 septembre 2009. © Bruno Levy/J.A.

Terrassé par une hernie discale, Essimi Menye, le ministre de l’Agriculture évincé le 2 octobre, est entré libre, il y a deux semaines, dans un hôpital de Yaoundé, mais risque d’en sortir pour rejoindre… une cellule de la prison de Kondengui.

Cet ancien du FMI propulsé ministre des Finances, puis rétrogradé à l’Agriculture, est placé sous la surveillance de gendarmes. Il a fait jouer ses réseaux pour obtenir de Paul Biya l’autorisation de quitter le pays afin de recevoir des soins à l’étranger, mais le président n’y semble guère disposé. L’ex-ministre avait été entendu le 13 janvier par le tribunal criminel spécial pour des affaires remontant à l’époque où il était le patron des Finances.

La justice camerounaise n’entend pas le laisser filer, car, depuis le début de l’opération anticorruption en cours, une demi-douzaine de personnalités poursuivies sont passées entre les mailles du filet et se cachent en France, aux États-Unis ou ailleurs. Parmi elles, Jean-Marie Assene Nkou (affaire de l’avion présidentiel), Dieudonné Ambassa Zang (ex-ministre des Travaux publics), Jean-Marcel Dayas Mounoume (ex-DG du Port de Douala), Patricia Daisy Ename (ex-sous-directrice des finances de la CRTV), et Justin Zeh Zeh (ex-directeur des Finances du Feicom).

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