Politique

Burkina : la réhabilitation de Sankara se poursuit

Enfant terrible de la gauche burkinabè, Salif Diallo fut au cœur du conflit qui opposa Thomas Sankara à Blaise Compaoré.

Enfant terrible de la gauche burkinabè, Salif Diallo fut au cœur du conflit qui opposa Thomas Sankara à Blaise Compaoré. © Pascal George/AFP

Le 28 octobre, le président Kafando a baptisé par décrets cinq camps militaires du nom de plusieurs gloires du pays.

Le camp de Pô, situé dans le Sud, prend ainsi le nom du capitaine révolutionnaire. Ce choix n’est pas anodin : c’est de cette garnison que Sankara, alors à la tête du Centre national d’entraînement commando, a entamé sa conquête du pouvoir à la fin des années 1970 ; c’est de cette même garnison que les soldats commandés par Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont partis lors de sa prise du pouvoir, en 1983 ; et c’est toujours de cette même garnison que sont venus les hommes qui l’ont abattu le 15 octobre 1987.

Les autres camps, disséminés un peu partout dans le pays, ont désormais pour noms ceux des généraux Baba Sy (le père de l’actuel président du Conseil national de la transition, Cheriff Sy), Tiémoko Marc Garango, Bila Zagré, et de l’écrivain Nazi Boni.

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