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Cet article est issu du dossier «Le Niger entre deux fronts»

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Pourquoi Pékin aime tant Niamey

Société de Raffinage de Zinder, au Niger © Djibo Tagaza/J.A.

Le village chinois de Niamey, près du stade Seyni-Kountché, n'est pas près d'être déserté.

Pékin est devenu le premier fournisseur du Niger (22,6 % de ses importations en 2014, loin devant la France, 14,6 %) et son deuxième partenaire commercial, avec un volume d’échanges de 184 milliards de F CFA (280 millions d’euros) en 2014, en hausse de 59,38 % par rapport à 2013.

Selon Hu Shi, l’ambassadeur de Chine à Niamey, le volume des investissements chinois au Niger aurait quant à lui atteint 4,7 milliards de dollars à la fin de 2014, et est soutenu par la présence d’une trentaine d’entreprises chinoises qui emploient 6 000 Nigériens.

Elles sont actives dans le secteur minier, notamment via la Société des mines d’Azelik (Somina), coentreprise entre la China National Nuclear Corporation (CNNC) et l’État nigérien, opérateur d’un gisement d’uranium près de Diffa. De son côté, la China National Petroleum Corporation (CNPC) exploite les champs pétrolifères et la raffinerie d’Agadem, près de Zinder, depuis la fin de 2011. Ce qui a permis au Niger de devenir producteur de pétrole et de ne plus avoir besoin d’en importer (avec un volume de traitement d’environ 815 000 tonnes par an).

Le 26 août, Hu Shi a signé avec Aïchatou Boulama deux accords portant sur une aide non remboursable de 13,5 milliards de F CFA

Les entreprises chinoises sont aussi très présentes dans l’hôtellerie et dans le BTP, où elles interviennent sur de nombreux chantiers routiers et d’infrastructures, comme celui du nouvel hôpital de Niamey, d’une capacité de 500 lits, qui doit être livré d’ici à la fin de l’année. Le 26 août, Hu Shi a signé avec Aïchatou Boulama, la ministre nigérienne des Affaires étrangères et de la Coopération, deux accords portant sur une aide non remboursable de 13,5 milliards de F CFA et un prêt sans intérêt de 9 milliards.

Une généreuse manne qui doit permettre au pays d’engager de nouveaux chantiers, en particulier celui du troisième pont de Niamey. La Chine avait déjà financé (25 milliards de F CFA) et livré en 2011 le deuxième pont de la capitale, baptisé « pont de l’Amitié sino-nigérienne ».

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