Politique

Présidentielle en Guinée : hormis Alpha et Cellou, six (autres) en lice

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Mis à jour le 10 octobre 2015 à 11h23
Sidya Touré vote lors de l'élection présidentielle, le 27 juin 2010, à Conakry

Sidya Touré vote lors de l'élection présidentielle, le 27 juin 2010, à Conakry © Idrissa Soumare/AP/SIPA

Hormis Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, dont le duel monopolise la campagne et l’attention médiatique, six autres candidats sont aussi dans la course à la magistrature suprême.

Parmi eux, Sidya Touré, le président de l’Union des forces républicaines (UFR), dont le fief se trouve en Basse-Guinée. À 70 ans, l’ancien Premier ministre (1996-1999), allié de Cellou Dalein Diallo lors du second tour de l’élection de 2010 – il avait obtenu 15,5 % des voix au premier -, fait plus que jamais figure d’électron libre.

L’économiste, qui a annoncé son divorce avec le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) en juillet et démenti plusieurs fois les rumeurs de rapprochement avec le camp présidentiel, met particulièrement en avant son expérience de gestionnaire, tout en dénonçant le bilan de l’actuel président. Son slogan préféré : « Alpha Condé, un coup, dehors ! » – en référence au slogan de la mouvance présidentielle « Un coup KO », soit une réélection d’Alpha Condé dès le premier tour.

Autre ancien Premier ministre également dans la course : Lansana Kouyaté, 65 ans. Très critique envers le pouvoir, le patron du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN), qui partage le même fief électoral qu’Alpha Condé, en Haute-Guinée, aura fort à faire s’il veut au moins égaler sa performance de 2010 – il était arrivé quatrième, avec plus de 7,7 % des suffrages.

Si l’ex-putschiste Moussa Dadis Camara ne peut participer au scrutin, la Guinée forestière, dont il est originaire, ne manquera pas de représentants. Trois candidats viennent également de cette région : Papa Koly Kourouma, ancien ministre conseiller à la présidence et président de Générations pour la réconciliation, l’union et la prospérité (GRUP) ; Georges Gandhi Tounkara, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et président de l’Union guinéenne pour la démocratie et le développement (UGDD) ; et Faya Lansana Millimono, qui se présente au nom du Bloc libéral (BL).

Reste Marie-Madeleine Dioubaté, seule femme candidate et présidente du Parti des écologistes de Guinée (PEG). Inconnue du grand public, elle se démarque par un certain franc-parler, n’hésitant pas à qualifier le pouvoir actuel d’« amateur ».

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