Politique

Burkina : la transition poursuit sa traque des putschistes

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 05 octobre 2015 à 18h27
Un soldat burkinabè patrouille près du palais présidentiel à Ouagadougou, le 29 septembre 2015.

Un soldat burkinabè patrouille près du palais présidentiel à Ouagadougou, le 29 septembre 2015. © Théo Renaut/AP/SIPA

Les autorités de transition burkinabè ne se contentent pas d’avoir arrêté le général Gilbert Diendéré. Plusieurs officiers du RSP suspectés d’avoir participé au putsch ont aussi été interpellés.

Depuis la dissolution du régiment de sécurité présidentielle (RSP), plusieurs officiers ont été mis aux arrêts par la gendarmerie et sont actuellement interrogés dans ses « locaux » de Ouagadougou, affirme une source sécuritaire. Le colonel-major Boureima Kéré, ex-chef d’état-major particulier du président, et réputé être un des proches du général Gilbert Diendéré, a été interpellé le 2 octobre.

Avant lui, le capitaine Dao, souvent présenté comme l’un des cerveaux du coup de force, a été arrêté le 29 septembre, alors qu’il venait de se rendre aux forces loyalistes. La veille, le capitaine Zoumbri, autre instigateur présumé du putsch à qui l’on reproche de ne pas avoir collaboré au processus de désarmement, dont il avait pourtant la charge, a lui aussi été interpellé par les gendarmes, alors qu’il se rendait au Conseil de l’entente.

Trois jeunes lieutenants ont également été placés en détention. En revanche, le commandant Abdoul Aziz Korogo, chef de corps par intérim du régiment, a été entendu mais n’est pour l’instant pas inquiété. Après avoir conduit les négociations avec les unités loyalistes, il a été accusé de trahison par des hommes du RSP et s’est prudemment rendu aux forces armées. Selon une source sécuritaire, il n’est « pas personnellement impliqué dans le coup d’État ».

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