Politique

Nigeria : le président du Sénat amené de force au tribunal

Au Nigeria, le président du Sénat est têtu, mais certains juges aussi.

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Mis à jour le 29 septembre 2015 à 08:55

Muhammadu Buhari a fait de la lutte contre la corruption une promesse de campagne © Sunday Alamba/AP/SIPA

Accusé de ne pas avoir déclaré l’intégralité de ses revenus et convoqué par le Tribunal du code de conduite (une juridiction spéciale chargée d’examiner les cas de fausses déclarations de patrimoine et de revenus), Bukola Saraki a ignoré les injonctions de la cour et refusé de comparaître. Saraki est, de par sa fonction, le troisième personnage de l’État, mais les magistrats ne se sont pas laissés impressionner et ont émis un mandat d’arrêt contre le récalcitrant.

Lequel a été amené de force au tribunal, le 22 septembre, avant d’être libéré sous caution. L’affaire a été ajournée au mois d’octobre, mais promet déjà d’avoir valeur de test pour le Congrès progressiste (APC) du président Buhari, qui a fait de la lutte contre la corruption une promesse de campagne.