Diplomatie

Tunisie – Émirats : les (vraies) raisons de la brouille

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, devra convaincre l'opposition pour faire aboutir son projet.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, devra convaincre l'opposition pour faire aboutir son projet. © Ons Abid/J.A.

Abou Dhabi ayant ostensiblement soutenu la candidature de Béji Caïd Essebsi (BCE) à la présidentielle de décembre 2014, on s’attendait à ce que la victoire de ce dernier débouche sur une relance de la coopération économique et la multiplication des grands projets d’investissements.

Or il n’en est rien : la lune de miel est finie avant d’avoir commencé. Plusieurs fois annoncée, la visite de BCE dans les Émirats arabes unis a chaque fois été annulée. Plus grave, les autorités émiraties, invoquant des raisons de sécurité (la forte présence de combattants tunisiens dans les réseaux jihadistes), ont suspendu l’octroi de visas aux ressortissants de ce pays.

Selon un proche du dossier, cette brouille qui ne dit pas son nom est en réalité la conséquence d’un « sabotage judiciaire ourdi par un magistrat proche du CPR » (le parti de l’ancien président Marzouki). Saisi d’une affaire de malversations dans le secteur de l’immobilier, le juge aurait, au grand dam de l’exécutif, adressé une convocation à Cheikh Mohammed Ben Rached Al Maktoum, l’émir de Dubaï.

Suprême offense, il se serait rendu en personne à l’ambassade des Émirats pour remettre officiellement sa requête. Depuis, le gouvernement émirati ne décolère pas. Et toutes les médiations entreprises par le Maroc ou l’Égypte ont échoué.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte