Tourisme
L’hôtel Grand Karavia, au bord du lac Kipopo, à Lubumbashi, en République démocratique du Congo, le 22 février 2015.

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Les patrons africains de l’hôtellerie

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Économie

Burkina Faso : les ambitions régionales de Talkaye Romba

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Mis à jour le 6 octobre 2015 à 19:15

Le Slimandé, à Ouagadougou

Face à la concurrence des grandes chaînes hôtelières telles que Marriott ou Radisson, ces patrons n’hésitent plus à investir dans le secteur, en développant une offre à la fois adaptée au tourisme d’affaires, ainsi qu’aux futurs vacanciers. Portraits de ces dirigeants africains. Au Burkina Faso, Talkaye Romba est le président de la Sopatel, qui a rénové le Slimandé.

Talkaye Romba veut se faire une place dans l’hôtellerie burkinabè, un secteur qui a généré près de 72 milliards de F CFA (110 millions d’euros) de recettes en 2014. Pour cela, la Société pour la promotion de l’aménagement touristique et hôtelier (Sopatel), qu’il préside, a investi 11 milliards de F CFA dans la rénovation du Golden Tulip Le Silmandé, à Ouagadougou. « Avec une capacité de 170 chambres, deux suites présidentielles et huit suites juniors, le Silmandé est le premier hôtel du pays », affirme Talkaye Romba. Ouvert en 2014, cet établissement tourne aujourd’hui au ralenti, avec un taux de remplissage moyen de 36 %.

L’épidémie d’Ebola et la crise politique sont passées par là. « Nos résultats sont déficitaires et 2015 n’augure pas de meilleures perspectives », concède-t-il. Ce qui n’empêche pas la Sopatel (qui a pour principal actionnaire Idrissa Nassa, le patron de Coris Bank) de nourrir des ambitions régionales. Elle est en train d’acquérir un terrain de 5 000 m2 à Abidjan. Ce projet, dont l’investissement est estimé à 15 milliards de F CFA, sera la première étape de l’expansion régionale du groupe.