Économie

Mali : Plateforme, CMA et trafic de drogue

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 09 septembre 2015 à 09h54
Photo fournie par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA)

Photo fournie par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) © AFP

Quand les troubles politiques du nord du Mali s’aggravent à cause du trafic de drogue…

Selon des sources diplomatiques et sécuritaires, l’offensive déclenchée à la mi-août à Anéfis, dans le Nord-Mali, par les groupes armés progouvernementaux de la Plateforme contre leurs rivaux de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) était largement liée… au trafic de la cocaïne.

Les responsables de la Plateforme souhaitent en effet arracher à leurs adversaires le contrôle de ce carrefour stratégique sur la route de la poudre blanche avant l’application des mesures de cantonnement prévues par l’accord de paix d’Alger. « Au sein de la Plateforme, certains veulent remettre la main sur ce juteux trafic », confirme l’une de nos sources.

Le 30 août, une dizaine de dirigeants de la Plateforme se sont rendus de Bamako à Gao à bord d’un avion de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali, afin de trouver un accord sur la situation à Anéfis. Dans leurs rangs, un nom retient l’attention, celui de Hanoun Ould Ali. Proche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), cet influent commerçant arabe de la région de Gao (par ailleurs gendre de Mohamed El Moctar, l’ex-ministre de la Culture d’Amadou Toumani Touré) est en effet considéré comme l’un des parrains locaux du trafic de drogue.

 

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