Politique

Libye : bruits de bottes maghrébins

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Mis à jour le 2 septembre 2015 à 09:29

Bernardino Léon, le médiateur de l’ONU en Libye, le 11 mars 2015, à Alger. © AFP

L’Algérie et la Tunisie sont-elles prêtes à prêter main forte à leur voisin libyen pour lutter contre les milices de l’État islamique ? L’idée semble faire son chemin.

Depuis la dernière réunion de la Ligue arabe (Le Caire, 18 août), l’Algérie et la Tunisie semblent moins hostiles que par le passé à une intervention militaire contre les milices de l’État islamique en Libye. La première renforce le déploiement de son armée à la frontière. La seconde, selon des sources au ministère des Affaires étrangères, est le théâtre d’une certaine effervescence diplomatique.

Le 21 août, Khalifa Gouil, le chef du gouvernement de Tripoli (non reconnu par la communauté internationale), a ainsi brièvement rencontré à Tunis de hauts responsables du renseignement américain. Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire à celui de Tobrouk, qui, deux jours plus tard, a dépêché dans la même ville Akila Saleh Issa, le président du Parlement, afin de rencontrer Touhami Abdouli, le secrétaire d’État tunisien aux Affaires arabes et africaines, ainsi que Bernardino León, l’émissaire de l’ONU pour la Libye.