Diplomatie

Burundi : « Même Jésus, ils n’en voudraient pas ! »

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 25 août 2015 à 09h49
Ban Ki-moon, en août 2012, à Séoul.

Ban Ki-moon, en août 2012, à Séoul. © Ahn Young-joon/AP/SIPA

Le Burundi tourne au casse-tête pour Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, dont les envoyés spéciaux sont l’un après l’autre récusés.

Après l’Algérien Saïd Djinnit, qui, en juin, a essuyé les foudres de l’opposition avant de jeter l’éponge, le Sénégalais Abdoulaye Bathily (par ailleurs représentant de Ban Ki-moon en Afrique centrale) a, début juillet, affronté la vindicte du CNDD-FDD, le parti au pouvoir.

Le secrétaire général s’interroge donc sur l’opportunité de lui trouver un remplaçant, même si le nom du Marocain Jamal Benomar, envoyé spécial pour le Yémen jusqu’au mois d’avril, est parfois avancé.

Le problème est que le gouvernement burundais (qui n’a pas officiellement récusé Bathily) paraît peu enclin à la conciliation. « Il ne veut pas d’envoyé spécial du tout, soupire un fonctionnaire onusien. Même si on lui envoyait Jésus-Christ, il trouverait encore à redire. » Tout juste tolère-t-il – et encore ! – la médiation de la Communauté est-africaine (EAC).

En attendant, le pays continue d’être plongé dans la crise. Dimanche, un responsable politique, membre du parti d’Agathon Rwasa, a été tué. C’est le troisième assassinat ciblé depuis la réélection contestée de Pierre Nkurunziza à la tête du Burundi.

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