Économie

Minoterie : pourquoi African Milling perd patience en RDC

Malgré les promesses répétées des autorités, un important projet industriel de plusieurs millions de dollars d’African Milling est bloqué au Katanga. À la grande frustration de la direction du groupe.

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Mis à jour le 2 septembre 2015 à 18:58

Rahim Dhrolia est le patron d’Africa Miling. © DR

Rahim Dhrolia, le patron d’African Milling, commence à s’impatienter. Cela fait déjà près de six mois qu’il a terminé la construction de sa mégaminoterie installée près de Lubumbashi, en RD Congo – un investissement de 25 millions de dollars (22,4 millions d’euros). Mais la Société nationale d’électricité (Snel) n’a toujours pas raccordé son usine au réseau électrique public, malgré ses promesses répétées et le soutien apporté au projet par Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga.

Ingrédient

« Cela fait longtemps, trop longtemps, que nous croisons les doigts en espérant ce raccordement crucial », s’indignait-il le 19 août. Son projet, d’une capacité de 300 tonnes par jour, est né de la volonté d’approvisionner localement la population en farine de maïs. Cet ingrédient principal du bukari (nom swahili du foufou, qui constitue la base de l’alimentation des Katangais) est aujourd’hui majoritairement importé de Zambie, à un prix élevé.