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Un atelier de confection du groupe malgache Cottonline à Antananarivo.

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Ces entreprises qui veulent conquérir l’Amérique

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Économie

Maurice : Esquel voit l’avenir de la chemise en rose

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Mis à jour le 2 septembre 2015 à 11:12

Les États-Unis absorbent 90% de la production d’Esquel. © DR

Dans ce dossier, tour d’horizon de huit PME africaines qui rêvent de conquérir l’Amérique grâce à l’AGOA, accord de libre-échange avec les États-Unis reconduit jusqu’en 2025.

Hemraj Ramnial a dû pousser un soupir de soulagement le 29 juin, quand Barack Obama a signé le renouvellement de l’Agoa pour les dix prochaines années. « Les États-Unis absorbent chaque année 90 % de notre production », explique le PDG d’Esquel Mauritius, qui, en 2015, a fabriqué 14 millions de chemises.

Fondé en 1972, le leader du secteur textile mauricien, qui emploie aujourd’hui 5 800 personnes, s’est très vite tourné vers le marché américain. Travaillant pour les plus grandes marques (Ralph Lauren, Tommy Hilfiger…), il y vendait déjà 4 millions de pièces chaque année avant l’entrée en vigueur de l’Agoa à Maurice, en 2000.

Depuis, Esquel bénéficie à plein de l’exonération des droits de douane, qui lui permet de faire la différence face à la concurrence. L’an dernier, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 4 milliards de roupies mauriciennes (98 millions d’euros). Assuré de conserver cet avantage tarifaire jusqu’en 2025, Esquel a prévu d’investir 4,5 millions d’euros avant la fin de l’année pour dépasser la barre des 15 millions de pièces produites dès 2016.