Société

Arabie saoudite : les vacances du roi Salman font des vagues en France et au Maroc

La villa du monarque à Vallauris, sur la Côte d'Azur. © Lionel Cironneau/AP/SIPA

Plage privatisée, note non réglée, baise-épaule déplacé… De Cannes à Tanger, les congés estivaux de Salman d'Arabie saoudite ont alimenté les polémiques.

De la Côte d’Azur à la côte tangéroise, le nomadisme balnéaire du roi Salman d’Arabie saoudite a déclenché des tempêtes de réactions sur les deux rives de la Méditerranée. Alors que les Marocains se félicitaient de l’accueillir début août avec la moitié de sa nombreuse et prodigue suite (près de 1 000 personnes), les commerçants de Cannes et de Vallauris, où le souverain possède une villa, font grise mine. Salman n’y est resté que huit jours quand ses services diplomatiques avaient annoncé qu’il y passerait un mois.

La transhumance s’est effectuée « conformément au programme », a affirmé une source saoudienne, mais, suppose Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers cannois, dans une tribune sur le site de L’Obs, « quand [les membres de la délégation royale] ont vu la polémique qu’a créée leur séjour, cela a pu influencer leur décision de partir plus tôt ».

Privatisation et polémique

Les oreilles du roi ont dû siffler bien avant son arrivée, associations locales et médias nationaux s’étant déchaînés contre la « privatisation » de la petite plage publique au pied de sa villa azuréenne. Par sécurité, son accès avait été bloqué. Dans une pétition qui a recueilli plus de 150 000 signatures, Jean-Noël Falcou, le conseiller municipal de Vallauris, a appelé les autorités à « mettre un terme définitif aux passe-droits habituels dont bénéficient certaines personnes riches ou puissantes, au détriment des citoyens ». L’exclusion d’une policière du dispositif de sécurité et un tweet révélateur sur la note de 3,7 millions d’euros due par Riyad aux hôpitaux de Paris n’ont pas arrangé la situation.

Le 2 août, le roi atterrissait ainsi à Tanger, où il possède deux palais. Les mesures de sécurité les plus draconiennes y ont été mises en œuvre sans obstacle, mais une nouvelle polémique a surgi lorsque le Premier ministre, Abdelilah Benkirane, l’a accueilli en l’embrassant sur les épaules, une « humiliation » pour le Maroc décriée sur les réseaux sociaux.

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