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Cet article est issu du dossier «Congo-Brazzaville : Trêve olympique»

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BTP & Infrastructures

Une nouvelle jeunesse pour les ports secondaires du Congo-Brazzaville ?

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Mis à jour le 24 août 2015 à 12h46
Reportage au Congo. Délégation Générale des Grands Travaux (DGGT) Chantier de renforcement du port autonome de la ville de Pointe-Noire, 2012.

Reportage au Congo. Délégation Générale des Grands Travaux (DGGT) Chantier de renforcement du port autonome de la ville de Pointe-Noire, 2012. © Antonin Borgeaud pour Les Éditions du Jaguar

Essentiels aux échanges intérieurs et avec les voisins, les ports secondaires font eux aussi l’objet d’un programme de modernisation.

La rénovation de l’un ne va pas sans la réhabilitation des autres. Ainsi, alors que le port de Brazzaville fait l’objet d’une véritable remise à niveau, les autres ports fluviaux du pays, gérés comme celui de la capitale par l’organisme indépendant Port autonome de Brazzaville et ports secondaires (PABPS), bénéficient eux aussi de travaux de modernisation. Surtout ceux du nord du pays, puisque le réseau fluvial de la partie sud n’est pour l’essentiel accessible qu’en pirogue.

Le sud du Congo n’est guère accessible qu’en pirogue. Le Nord peut accueillir  de forts tonnages.

En revanche, les cours d’eau du Nord, comme le fleuve Congo et les rivières Oubangui, Sangha, Likouala, Mossaka et Alima, peuvent être empruntés – même si la plupart ne sont pas navigables toute l’année – par des bateaux à fort tonnage. Ils sont jalonnés de ports essentiels au désenclavement interne du pays et, pour certains, aux échanges avec les pays voisins.

Réhabilitation

Le port de Ouesso, sur la Sangha, a déjà bénéficié du programme de modernisation des ports secondaires. Les travaux y sont terminés, tout comme au port de Lékéty (Cuvette-Ouest), à la confluence des rivières Djiélé et Lékéty, près de la frontière avec le Gabon.

À Oyo (Cuvette), un nouveau port sur l’Alima est en cours de construction. Il va remplacer l’ancien, devenu trop petit, afin de favoriser l’acheminement du bois, de l’huile de palme et du manioc vers Brazza, ainsi que le trafic vers la RD Congo et les pays situés au nord du pays. Un peu plus à l’est, la rénovation du port de Mossaka va bientôt commencer. Un port stratégique, puisqu’il est situé à la confluence du fleuve Congo et des rivières Alima, Likouala-Mossaka et Sangha.

Encore en projet, la réhabilitation des ports d’Impfondo (sur l’Oubangui), de Makoua et d’Etoumbi (au bord de la Likouala-Mossaka) permettra d’améliorer le transport du bois et, dans l’avenir, de l’huile de palme et des minerais. Enfin, à moyen terme, le programme prévoit la construction d’un vrai port à Liranga, à la confluence de l’Oubangui et du Congo (dans le sud de la Likouala), ainsi que la modernisation des ports de Dongou et de Bétou, sur l’Oubangui. Ces trois ports deviendraient alors des points stratégiques pour l’intégration régionale.

Dans le sud du pays sont envisagées la création d’un port sur le Kouilou (Ouest) et, à quelques kilomètres au nord de Brazza, celle du port sec de Maloukou-Tréchot, doublée de la construction du pont route-rail sur le fleuve Congo, reliant le Congo et la RD Congo.

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