Sécurité

Algérie : les raisons d’une purge

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 06 août 2015 à 08h34
Abdelaziz Bouteflika, le président algérien.

Abdelaziz Bouteflika, le président algérien. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Une tentative d’intrusion dans la résidence médicalisée d’Abdelaziz Bouteflika, à Zeralda près d’Alger, a été sanctionnée par des changements tous azimuts dans l’appareil sécuritaire.

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, vers 4 heures du matin, au moins trois hommes ont tenté de s’introduire dans la résidence médicalisée de Zeralda, sur le littoral ouest d’Alger, où habite Abdelaziz Bouteflika. Repérés par les membres de la garde présidentielle, qui ont fait usage de leurs armes, les assaillants se sont repliés dans la forêt qui borde le complexe.

Tentative d’attentat contre le chef de l’État ? En tout cas, le rapport reçu par celui-ci quelques jours plus tard évoque une « tentative d’intrusion » sans traces de « douilles ». Les sanctions sont lourdes : les patrons de la Garde républicaine et de la Direction générale de la sécurité et de la protection présidentielle (DGSPP) sont limogés.

Dans la foulée, Bouteflika signe un décret non publiable rattachant la DGSPP – une structure du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) dont les missions dépendaient de la présidence de la République – à l’état-major de l’armée. Même le chef de la Direction de la sécurité intérieure (DSI, contre-espionnage), le général Ali Bendaoud, pourtant ami et serviteur loyal des Bouteflika, a fait les frais de la colère présidentielle : il a été remercié et mis à la retraite sans la moindre explication.

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