Société

Algérie-France : quand une note de la Police aux frontières sème la panique

Une note adressée à Air Algérie et à Aigle Azur par un lieutenant de la Police aux frontières (PAF) d’Orly a provoqué une belle panique chez les voyageurs algériens, dans les agences de voyages et chez les responsables des deux compagnies.

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Mis à jour le 27 juillet 2015 à 12:55

Avion de la compagnie Air Algérie. © Doug/Flickr

Dans un e-mail expédié le 11 juillet, l’officier expliquait en effet que les ressortissants algériens détenteurs d’un passeport non biométrique expirant avant le 24 novembre 2015 ne seraient pas admis sur le territoire français. Et que les compagnies qui accepteraient d’embarquer les titulaires de tels passeports se verraient infliger une amende de 5 000 euros par passager.

« Les passagers algériens détenteurs d’un passeport ordinaire (ancien modèle) dont la validité expire au 24 novembre 2015 seront non admissibles sur le territoire français et européen au-delà du 26 août 2015 », lisait-on sur un écriteau de l’agence d’Air Algérie à Opéra à Paris. La photo diffusée sur les réseaux sociaux avait fait le tour de la toile et suscité l’inquiétude.

Le 21 juillet, le commissaire divisionnaire qui dirige en second la PAF d’Orly a heureusement rectifié le tir : la note du lieutenant est une « initiative individuelle malencontreuse » qui n’engage en aucune manière le corps de police auquel il appartient.