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Politique

Le pouvoir au Gabon : les grandes familles de province

Réservé aux abonnés | | Par - envoyé spécial à Libreville
Mis à jour le 10 août 2015 à 14h12
Régis Immongault est le ministre de l’Économie et des Finances du Gabon.

Régis Immongault est le ministre de l'Économie et des Finances du Gabon. © Bruno Levy, pour J.A.

Aussi puissantes que leurs homologues de Libreville, des notabilités de province couvées par le pouvoir « règnent » sur leurs fiefs. À Lastourville, dans l’Ogooué-Lolo, les Immongault font partie de ces grands bourgeois provinciaux.

Le patriarche, enseignant, a poussé sa nombreuse progéniture à faire des études. Résultat : Régis est ministre de l’Économie, Herman est ambassadeur du Gabon en Turquie, Gladys enseigne à l’université Omar-Bongo, Lydie est magistrate, Sophie exerce comme médecin à l’hôpital général de Libreville, Sylvie officie à la Cour des comptes et Ange a fait carrière dans la banque. Quant aux petits-enfants, on compte déjà parmi eux deux médecins, un enseignant et un polytechnicien… Chez les Immongault, c’est la réussite de la descendance qui a fait la renommée de la lignée.

Originaires de la Nyanga, où ils sont toujours très présents, les Ngoubou se sont eux aussi fait une place au soleil à Libreville. Fils de ministre, Étienne Dieudonné a reçu la charge du portefeuille du Pétrole. En province plus qu’ailleurs, ces noms symbolisant la réussite sont un élément d’identification qui profite même à la parentèle la plus éloignée. À Koulamoutou (Ogooué-Lolo), les Boungouéré font partie de ces familles dont le succès fait des envieux (le père siège à la Cour constitutionnelle). Tout comme les Bâ Oumar, dans l’Ogooué-Maritime (le père était général-médecin) ou les Okinda, dans le Haut-Ogooué.

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