Dossier

Cet article est issu du dossier «Égypte : le grand retour»

Voir tout le sommaire
Energie

Énergie : Le Caire veut mettre les gaz

Opérations sur la plateforme de production Ramadan de BP dans le golfe de Suez, en Égypte. © BP/Flickr

Les investissements dans le secteur des industries extractives en Égypte sont à la hausse : ils ont bondi de 25 % entre septembre 2014 et février 2015. Le pays en avait clairement besoin : ses besoins en électricité augmentent de 6 % par an.

Alors que l’Égypte est, après l’Algérie, le deuxième producteur africain de gaz – dont dépend encore 90 % de sa production nationale d’électricité -, le manque d’investissements et la hausse de la consommation ont franchement détérioré la situation du secteur énergétique, qui pèse de plus en plus dans les difficultés économiques du pays.

Tirés vers le haut par la demande des ménages comme des industriels, les besoins en électricité augmentent de 6 % par an. Avec la relance, l’Égypte est devenue importatrice nette d’hydrocarbures en 2014 (- 795 millions de dollars – soit environ 654 millions d’euros -, contre + 899 millions de dollars en 2013), subissant une hausse des importations pétrolières de 9,3 % – soit plus de la moitié de la hausse totale des importations.

Du côté de l’offre, la baisse de la production est liée au déclin naturel du rendement des champs et, surtout, au ralentissement de l’investissement dans le secteur des industries extractives, qui a chuté de 38 % en 2013-2014.

Investissements

Mais depuis un an, l’appréciation du risque de la part des investisseurs étrangers s’est nettement améliorée, et les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur ont atteint 1,2 milliard de dollars, marquant une hausse de 25 % sur la période allant de septembre 2014 à février 2015 par rapport au même semestre en 2013-2014.

Et ce sans compter le plus important IDE dont l’Égypte a jamais bénéficié, concrétisé en mars par l’accord final entre l’État et British Petroleum (BP) sur le projet West Nile Delta : un investissement de 12 milliards de dollars financé par la major (65 % de l’actionnariat) et ses partenaires. La production devrait démarrer en 2017 et atteindre près de 34 millions de mètres cubes par jour, soit l’équivalent de 25 % de la production actuelle de gaz du pays.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte