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Cet article est issu du dossier «Hissène Habré face à ses crimes»

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Politique

Les liaisons dangereuses de Habré : Mobutu et les autres (5/5)

Mobutu Sese Seko, son plus fidèle soutien sur le continent, lui rend visite en août 1983.

Mobutu Sese Seko, son plus fidèle soutien sur le continent, lui rend visite en août 1983. © Alain Keler/Sygma/Corbis

La liste de ceux qui ont aidé Hissène Habré à imposer son joug aux Tchadiens est longue. Les fantômes de François Mitterrand, Ronald Reagan, Ariel Sharon, Saddam Hussein ou encore Mobutu Sese Seko seront-ils convoqués à la barre ? Cinquième épisode : la relation avec les autres pays africains.

Les chefs d’État africains sont nombreux à soutenir Habré face à Kadhafi : le Sénégalais Abdou Diouf (qui l’accueillera après sa fuite, en 1990), le Togolais Gnassingbé Eyadéma, le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Soudanais Gaafar Nimeiry, l’Égyptien Hosni Moubarak, le roi du Maroc Hassan II…

Mais le plus actif est sans nul doute Mobutu Sese Seko, qui met en relation les chefs d’État français et tchadiens à l’occasion du sommet France-Afrique organisé à Kinshasa en 1982. « Mitterrand ne voulait pas le voir, explique un témoin de l’époque. Mobutu lui a répondu : « En Afrique centrale, celui qui gouverne, c’est le chef, et le chef, c’est celui qui a gagné ».

Pour la première fois, Paris reconnaît alors Habré. En juillet 1983, le Zaïrois est le seul chef d’État du continent à répondre à l’appel à l’aide de Habré. Il lui envoie 250 parachutistes – puis plusieurs centaines d’hommes qui joueront un rôle mineur dans la guerre contre Kadhafi -, trois Mirage et deux gros porteurs Hercules C-130. Parallèlement, des éléments de la DDS suivent une formation à Kinshasa.

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