Politique

Centrafrique : Karim Meckassoua récupère son passeport

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 15 juin 2015 à 16h30
Abdoul Karim Meckassoua avec Catherine Bokassa, veuvede l’ancien chef de l’État, en 2011.

Abdoul Karim Meckassoua avec Catherine Bokassa, veuvede l'ancien chef de l'État, en 2011. © VINCENT FOURNIER/JA

Son passeport lui avait été confisqué le 12 mai à l’aéroport de Bangui, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Brazzaville sur ordre de Nicaise Samedi Karnou, le ministre de la Sécurité publique.

Trois semaines plus tard, le 2 juin, l’ancien ministre centrafriain Karim Meckassoua s’est vu restituer son sésame par décision du président du tribunal de grande instance de Bangui, sans aucune explication ni notification de charges. Entre-temps, le bruit a couru que cette personnalité proche du président congolais Denis Sassou Nguesso et qui a ses entrées tant au ministère de la Défense, à Paris, qu’à Bruxelles, N’Djamena, Niamey ou Bamako, était inquiété pour avoir financé les groupes de miliciens Séléka et anti-balaka qui ont perturbé la clôture du Forum de Bangui, le 11 mars. Aucun élément de preuve n’ayant été fourni par la police, laquelle aurait pourtant contacté dans ce but quelques miliciens détenus à la prison de Ngaragba, la justice centrafricaine a décidé de rendre à Meckassoua sa liberté de voyager. Un incident qui en dit long sur le climat de paranoïa qui règne dans la capitale.

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