Politique

Yaïr Lapid : « L’absence d’Israël à l’UA est une aberration historique en passe d’être résolue »

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Mis à jour le 9 janvier 2022 à 10:33

Yaïr Lapid, lors d’une conférence de presse à Casablanca, au Maroc, le 12 août 2021. © AFP

Normalisation des relations avec le Maroc, statut d’observateur à l’UA, fourniture de vaccins… L’État hébreu multiplie les initiatives sur le continent. Une montée en puissance que détaille son nouveau chef de la diplomatie.

Cela fait maintenant six mois que Yaïr Lapid est devenu le nouveau ministre des Affaires étrangères d’Israël. De la normalisation en cours avec le Maroc à la coopération sécuritaire et économique, sans oublier le retour attendu d’Israël en tant qu’observateur à l’UA, l’ancien journaliste, âgé de 58 ans, revient sur les grands dossiers sensibles de son pays en Afrique.

Durant ces derniers mois, j’ai eu une douzaine de conversations avec mes homologues africains

Jeune Afrique : Vous avez été nommé ministre des Affaires étrangères il y a quelques mois. Quelle est votre feuille de route concernant l’Afrique ?

Yaïr Lapid : L’histoire de nos relations avec le continent est très riche depuis les années 1950. Notre ministre des Affaires étrangères d’alors, et futur Premier ministre, Golda Meir, a défini les grandes lignes de l’approche politique, économique, stratégique et humanitaire d’Israël envers l’Afrique. Nous continuons de marcher dans ses pas, en élargissant nos relations bilatérales et multilatérales.

Durant ces derniers mois, j’ai eu une douzaine de conversations avec mes homologues africains, et j’ai été impressionné par la confiance, le respect et les intérêts que nous partageons. Israël et l’Afrique ne sont pas uniquement reliés physiquement, à travers notre frontière terrestre commune, mais également par tous les principaux aspects de la vie ; de la santé à la sécurité alimentaire, du changement climatique à l’innovation technologique, en passant, bien sûr, par la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Nos efforts joints ont déjà eu des impacts significatifs bénéfiques pour tous, et cela va se poursuivre.

Comment définiriez-vous, aujourd’hui, l’état des relations entre Israël et le continent africain ?