Entreprises & marchés

[Série] Terrorisme, trafics, instabilité politique : comment les grands groupes se protègent

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Mis à jour le 06 janvier 2021 à 10h07
Un garde armé près de la mine de Tambao, au Burkina Faso, le 5 avril 2015.

Un garde armé près de la mine de Tambao, au Burkina Faso, le 5 avril 2015. © AHMED OUOBA/AFP

Confrontées à des risques majeurs dans des contextes très variés, les entreprises doivent s’adapter au danger et se coordonner avec les États, souverains en matière de défense et de police.

Avec la menace de groupes armés, les transitions politiques compliquées, la multiplication des trafics, et une pandémie de Covid-19 qui perdure, les grands groupes actifs sur le continent ont largement étoffé leurs stratégies en matière de sécurité ces derniers mois.

Pour pouvoir continuer de s’approvisionner, produire, servir leurs clients, mais aussi et surtout de protéger leurs effectifs, les entreprises confrontées à ces menaces ont investi massivement, en recourant aux services de sociétés de sécurité – conseil, gardiennage, transport, évacuation médicale –, en s’équipant de matériel ad hoc – notamment de drones et de détecteurs –, mais aussi et surtout en coordonnant leurs actions en la matière avec les autorités des pays où ils sont installés.

Trois groupes à la loupe

Car, du Sahel au Mozambique, de Tanger au Cap, s’il est un domaine où les États sont souverains, c’est bien celui de la sécurité. Si une compagnie peut parvenir à sécuriser elle-même un site à l’échelle d’une région, seuls la police, l’armée, les hôpitaux locaux et les administrations ont le pouvoir de réagir face aux menaces ; même quand, souvent, les moyens manquent, particulièrement loin des grandes villes.

Alors que les situations sécuritaires varient drastiquement entre les régions, y compris au sein d’un même pays, nous avons choisi d’étudier les stratégies spécifiques de trois groupes – un opérateur portuaire marocain, un minier canadien et un pétrolier français – confrontés à des menaces spécifiques à trois zones différentes – le détroit de Gibraltar, le Sahel et le Mozambique. Trois cas qui montrent que, pour être efficace, ces mesures coûteuses doivent être adaptées au plus près des réalités locales, et toujours de concert avec les autorités.

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