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Cet article est issu du dossier «Espagne-Afrique : la reconquête»

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Diplomatie

Raimundo Robredo Rubio, le « Monsieur Afrique » de l’Espagne 

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Le diplomate Raimundo Robredo Rubio.

Le diplomate Raimundo Robredo Rubio. © JAVIER BELVER

À la tête de la direction générale pour l’Afrique, au sein du ministère espagnol des Affaires étrangères, Raimundo Robredo Rubio a maintenu un lien privilégié avec le continent africain.

En 2017, le gouvernement dirigé par Mariano Rajoy, chef de file du Parti populaire (PP – droite), décide de remettre en place la direction générale pour l’Afrique, au sein du ministère des Affaires étrangères, un service qui avait disparu en 2008, en pleine crise économique, faute de budget.

Lorsqu’il nomme à sa tête Raimundo Robredo Rubio, le diplomate est loin du continent africain, puisqu’il est alors le numéro deux à l’ambassade espagnole du Chili depuis trois ans. Aujourd’hui âgé de 49 ans, Robredo raconte, amusé, qu’il a posé le pied pour la première fois en Afrique, à 18 ans, lors de son service militaire aux îles Canaries.

De la Côte d’Ivoire au Sénégal

Après des études en économie, il suit un master de droit de la concurrence à Toulouse, en France, quand son compagnon de classe ivoirien l’invite au mariage de sa sœur à Abidjan. « L’événement durait une semaine, je suis resté un mois, raconte Raimundo. À mon retour, j’ai obtenu une bourse avec l’Institut de commerce extérieur (Icex) et j’ai demandé à partir pour Lagos plutôt que pour New York. » Un lien s’est forgé. L’année suivante, il s’envole pour le Ghana avec l’entreprise Ibadesa et se consacre sur place à l’achat et à la vente de café et de cacao.

Mes enfants sont nés à Pretoria et à Dakar, je garde un souvenir particulier de ces années

Robredo ne retrouve le continent que quelques années plus tard. Devenu diplomate, il arrive de Tokyo pour prendre son poste de conseiller culturel et de coopération à l’ambassade de Pretoria, en Afrique du Sud. Suivra le Sénégal, trois ans plus tard, en tant que premier conseiller (2009-2011), avant son retour à Madrid à la Direction générale de planification et d’évaluation des politiques pour le développement (2011-2012), puis au sein du cabinet du président du gouvernement, comme responsable de l’Afrique subsaharienne et de la coopération au développement. « Mes enfants sont nés à Pretoria et à Dakar, je garde un souvenir particulier de ces années », souligne Robredo.

Confirmé par la gauche à son poste de directeur général pour l’Afrique en 2018, le diplomate, qui sillonne désormais régulièrement le continent, est le symbole d’une continuité dans la politique africaine espagnole, quelles que soient les étiquettes politiques.

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