Économie

Ces patronnes africaines (2/3) : quand Bolloré et Orange font confiance aux femmes

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Mis à jour le 06 novembre 2020 à 11h52
Elisabeth Medou-Badang, Delphine Traoré, Aida Diarra

Elisabeth Medou-Badang, Delphine Traoré, Aida Diarra © DR

Delphine Traoré, Elisabeth Medou-Badang ou Bola Adesola ont en commun une solide formation et une volonté de fer. Et les multinationales ne s’y sont pas trompées.

  • Aïda Diarra (Mali)

Longtemps patronne emblématique de Western Union en Afrique (elle était entrée dans le groupe en 1999), Aïda Diarra a entamé à la fin de 2018 une nouvelle aventure avec Visa, dont elle dirige toute la vaste zone Cemea (Europe centrale et orientale, Moyen-Orient et Afrique).

Elle aime citer sa mère, diplomate nigérienne qui a travaillé pour les Nations unies, mais aussi sa grand-mère comme des modèles d’anticonformisme qui l’ont inspirée et encouragée à se hisser très haut.

  • Bola Adesola (Nigeria)

Formée au Royaume-Uni comme nombre de ses compatriotes, Bola Adesola a derrière elle vingt-cinq années de carrière dans le secteur bancaire. En 2011, elle rejoint Standard Chartered pour en diriger la filiale nigériane. Elle occupe depuis 2019 le poste de vice-présidente senior du groupe et, parallèlement, siège au board de Wimbiz, une organisation nigériane qui œuvre en faveur de l’accession des femmes à des postes à responsabilités.

  • Martine Coffi-Studer (Côte d’Ivoire)
Martine Coffi-Studer (Cote d'Ivoire).

Conférence Plénière, Growing Internationally : Martine Coffi-Studer (Cote d'Ivoire). © François Grivelet pour JA

Fondatrice de l’agence de communication Océan Ogilvy, présente dans une vingtaine de pays du continent, Martine Coffi-Studer possède un carnet d’adresses bien fourni et des compétences reconnues qui lui ont assuré, en 2006 et 2007, le poste de ministre déléguée à la Communication. Elle a ensuite rejoint Bolloré Transport & Logistics, groupe dont elle préside le conseil d’administration.

  • Elisabeth Medou-Badang (Cameroun)

Fille d’un chirurgien exerçant à Paris, Elisabeth Medou-Badang a grandi en France et a attendu 1999 – elle avait alors 36 ans – pour prendre un billet d’avion pour le Cameroun. Pari risqué mais gagnant : cette spécialiste des télécoms y intègre Mobilis (qui devient Orange Cameroun en 2002), est nommée chez Orange Botswana en 2009 et accède en 2013 à la direction générale de la filiale camerounaise de l’opérateur. Elle est nommée directrice et porte-parole d’Orange pour toute la zone Afrique-Moyen-Orient en 2018.

  • Delphine Traoré (Burkina Faso)

>>> À lire sur Jeune Afrique Business+ : Delphine Traoré (Allianz) aux commandes de l’Organisation des assurances africaines (OAA)


Entrée chez Allianz en 2005, cette professionnelle de l’assurance formée aux États-Unis est aussi passée par le Canada. Devenue en 2017 la première femme à diriger les opérations du groupe en Afrique, elle apparaît régulièrement dans les classements des leaders économiques du continent.

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