Politique économique

Nail Olpak : « En 2021, les entreprises turques viseront le Maroc, le Kenya et l’Éthiopie »

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Mis à jour le 06 novembre 2020 à 12h16
Nail Olpak

Nail Olpak © GURCAN OZTURK/DEIK

Pour le président de Deik, le Conseil turc des relations économiques extérieures, le continent africain est devenu un partenaire économique et commercial important de la Turquie.

Fondé en 1985, le Conseil des relations économiques extérieures (Deik) a pour mission de soutenir les échanges commerciaux et l’investissement privé entre la Turquie et le reste du monde, ainsi que d’accompagner les entreprises turques à l’export.

Cette plateforme d’affaires, qui regroupe plus d’une centaine de sociétés parmi les plus importantes du pays, est chargée des relations internationales du secteur privé turc.

L’organisation s’appuie sur ses 146 conseils d’affaires, géographiques ou sectoriels, disséminés sur les différents continents. Dont une quarantaine en Afrique, cœur de cible de la politique de développement de Deik, comme de celles de ses principaux membres.

Rencontre avec celui qui en est le président depuis 2017, Nail Olpak, au lendemain du Forum économique et commercial Turquie-Afrique (Tabef) qui s’est tenu en ligne les 8 et 9 octobre.

Jeune Afrique : Quelle est la stratégie de Deik vis-à-vis de l’Afrique ?

Nail Olpak : Le continent est devenu un partenaire économique et commercial important de la Turquie. Depuis la mise en œuvre de notre politique d’« ouverture vers l’Afrique », en 2003, notre secteur privé est bien implanté sur le continent.

Il bénéficie sur place de l’appui des Conseils d’affaires de Deik, qui s’emploient à renforcer les relations entre la Turquie et l’Afrique, en entretenant des contacts rapprochés avec les missions diplomatiques et commerciales, les organisations financières régionales ou internationales, ainsi qu’avec les communautés économiques.

Deik organise aussi de nombreux salons, forums et conférences à l’intention de nos hommes d’affaires. Il élabore des projets communs en matière commerciale ou sectorielle, dans le cadre des accords de coopération que la Turquie a signés avec l’Afrique : en 2021, nos pays prioritaires seront le Maroc, le Kenya, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud.

Comment le secteur privé turc perçoit-il le marché africain ?

Il y voit la possibilité de diversifier ses activités, sur un marché qui continue de présenter de bonnes perspectives, malgré les effets de la pandémie de Covid. Il voit également l’Afrique comme une voie d’accès plus facile aux marchés européens et américains.

Nos entreprises investissent, créent de l’emploi, développent leurs activités sur le continent dans des secteurs toujours plus nombreux : le textile et le BTP, bien sûr, mais aussi l’agriculture, l’énergie, et, plus récemment, la santé et le tourisme.

Quel bilan tirez-vous de la dernière édition du Tabef ?

Depuis sa première édition, en 2016, le Forum occupe une place incontournable dans notre agenda avec l’Afrique. C’est le seul événement où est évoquée l’évolution de nos relations économiques. L’édition 2020 a confirmé l’importance de ce rendez-vous, et nous sommes déjà convenus d’organiser le prochain Forum en avril 2021.

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