Politique

En Libye, les candidats se bousculent pour remplacer Fayez al-Sarraj

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Mis à jour le 05 novembre 2020 à 21h32
Le Premier ministre du GNA, le 24 février, à Genève.

Le Premier ministre du GNA, le 24 février, à Genève. © Fabrice COFFRINI/AFP

Malgré le report de la démission du Premier ministre Fayez al-Sarraj, les candidats au poste continuent de se positionner. Avec le risque d’être déçus, car l’hypothèse de son maintien au titre de président honorifique se renforce.

Les candidats à la succession de Fayez al-Sarraj devront encore ronger leur frein. Le Premier ministre du gouvernement d’union nationale (GUN) a déclaré deux jours avant la date butoir de son départ, qui était prévu pour le 31 octobre, qu’il annulait sa démission. Fayez al-Sarraj a conditionné sa démission à la constitution d’un nouveau Conseil présidentiel et à l’issue des discussions de sortie de crise. Cette décision a été appuyée en amont par les chancelleries allemande, italienne et américaine, mais aussi par Ankara, parrain du GUN.

En coulisses, une hypothèse fait son chemin : Fayez al-Sarraj pourrait rester président à titre honorifique jusqu’aux prochaines élections. De plus, selon le spécialiste de la Libye Emad Badi, l’homme conserve un atout majeur, car, « face à l’évolution du conflit, il est aujourd’hui difficile de trouver une personnalité comme celle de Fayez al-Sarraj qui offrait une figure de compromis ».

Annoncée le 16 septembre, la démission de Fayez al-Sarraj devait ouvrir la voie à une sortie de crise politique, après plus d’un an de conflit entre les forces du gouvernement de Tripoli et celles du général Khalifa Haftar. Son retrait devait permettre de donner des gages à la population, exténuée par les ravages de la guerre et par la corruption des pouvoirs en place.

Des milliers de personnes ont manifesté en septembre à Tripoli, Benghazi, Misrata et Sebha pour réclamer de meilleures conditions de vie et le départ des dirigeants en place, tandis que des représentants de l’Ouest et de l’Est reprenaient langue pour relancer les négociations de sortie de crise dans la foulée de l’accord de cessez-le-feu annoncé le 22 août.

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