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Cet article est issu du dossier «Cotonou se réinvente : cinq projets qui changent la ville»

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Société

Cotonou se réinvente (3/5) : vers une Cité ministérielle « moderne, rationnelle et durable »

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Maquette du projet piloté par la Simau.

Maquette du projet piloté par la Simau. © SIMAU

Après une année de retard, les travaux de la future Cité ministérielle de Cotonou démarrent en novembre, pour une livraison prévue en 2022.

À l’instar des autres métropoles ouest-africaines, comme Dakar, avec le quartier ministériel en cours de construction dans la ville nouvelle de Diamniadio, ou encore Abidjan, avec la modernisation de la Cité administrative dans le nord du Plateau, la capitale économique béninoise sera bientôt dotée d’une Cité ministérielle « moderne, rationnelle et durable », comme le soulignent ses concepteurs – et conformément à l’image que l’exécutif veut donner des institutions et des administrations du pays.

Le projet, dont le coût est estimé à 70 milliards de F CFA (près de 107 millions d’euros), est porté par la présidence de la République et piloté par la Société immobilière et d’aménagement urbain (Simau, dont les actionnaires sont l’État, la BOAD, des sociétés d’assurances et des banques de la place).

Son chantier doit commencer – avec une petite année de retard – en novembre 2020, pour une livraison prévue en 2022.

Architectes ivoiriens

La Cité ministérielle de Cotonou va donc bientôt prendre corps, sur un terrain de 5 hectares (mis à disposition par l’État) situé entre le palais de la Marina et l’ambassade des États-Unis.

Elle comprendra dix bâtiments en R + 5 de 10 000 m2 chacun (qui accueilleront vingt cabinets et départements ministériels ainsi que des services centraux), organisés autour d’une allée arborée, telle une nef centrale, et irrigués de chemins couverts de toitures végétalisées, assurant des passages frais et ombragés d’un immeuble à l’autre.

C’est le cabinet d’architectes ivoirien Koffi & Diabaté, qui est le maître d’œuvre du projet, avec la participation du groupe français Projex, chargé du volet ingénierie.

Un onzième bâtiment en R + 3, plus vaste, abritera un parking sur trois niveaux, doté d’une capacité d’au moins 500 places, et, au troisième et dernier étage, un immense restaurant.

Gestion optimale

L’identité architecturale de l’ensemble se démarque par une alternance de façades de panneaux en terre cuite et de façades ventilées de cinq types différents, de sorte que les bâtiments de bureaux se distinguent légèrement les uns des autres. Tous sont orientés du nord vers le sud pour atténuer leur exposition au soleil.

Objectif affiché : « Créer une zone de concentration des départements ministériels et offrir aux agents publics un cadre de travail fonctionnel, rationnel, qui permettra plus de fluidité et de synergies, pour une gestion optimale des affaires de l’État », explique un responsable du dossier à la présidence.

Pour ne plus consacrer d’énormes ressources aux baux administratifs – dont la gestion a, par le passé, été à l’origine de trop nombreux abus –, l’exécutif a retenu pour modèle un partenariat public-privé en ce qui concerne le financement, la viabilisation, la construction et la concession de la Cité ministérielle de Cotonou.

Ainsi, la Simau se charge de la mobilisation du financement et de la construction. C’est elle qui assurera la gestion et l’entretien de la Cité ministérielle, qu’elle louera à l’État, et qui encaissera donc les revenus locatifs, qui lui permettront de rembourser ses emprunts.

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