Politique économique

RDC : le dispositif anticorruption de Félix Tshisekedi au banc d’essai

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Mis à jour le 03 novembre 2020 à 17h40
Félix Tshisekedi.

Félix Tshisekedi. © Présidence RDC

Rattachée à la présidence, l’Inspection générale des finances est au cœur de la stratégie de Félix Tshisekedi. A-t-elle pour autant les moyens de mener à bien sa mission ?

« Je suis professionnellement né à l’Inspection générale des finances. » Installé dans son vaste bureau de l’avenue des Armées, Jules Alingete Key, nouveau patron de l’Inspection générale des finances (IGF) – qu’il a rejointe comme simple stagiaire en 1988 –, se montre étonnamment disert en ce début de mois d’octobre.

À 57 ans, ce natif de la province du Maï-Ndombe (Ouest) s’est vu confier, le 30 juin, les rênes de cette agence rattachée à la présidence, sur laquelle compte désormais Félix Tshisekedi pour mener à bien l’une de ses promesses phares : lutter contre la corruption.

Jusqu’alors directeur de cabinet adjoint de la ministre de l’Économie nationale, Acacia Bandubola Mbongo (issue de l’UDPS, le parti de Tshisekedi), Jules Alingete est devenu un collaborateur privilégié du chef de l’État dans un domaine stratégique pour le président et ses soutiens étrangers.

Jules Alingete, à Kinshasa, RDC, en octobre 2020.

Jules Alingete, à Kinshasa, RDC, en octobre 2020. © olin Delfosse pour JA

Le nouveau patron de l’IGF semble prendre goût à la lumière et assure vouloir impulser un changement d’attitude. Le 13 août, il a effectué sa première sortie médiatique, au cours de laquelle il s’est étendu sur les missions actuelles de l’IGF. Contrôles dans les secteurs les plus rentables pour l’État, examen des exonérations fiscales, non fiscales et douanières… Un vaste programme.

Ministres pointés du doigt

Ce changement d’attitude, dans une agence peu habituée à communiquer sur ses résultats et encore moins sur ses enquêtes, Jules Alingete l’assume.

« Ne pas communiquer n’a pas payé par le passé. Après les contrôles, nous faisions nos recommandations, ensuite, ça ne se passait qu’entre nous et la personne mise en cause, qui avait tout le loisir de jouer de ses relations pour étouffer l’affaire. Nous voulons que cela change », explique-t-il, plaidant pour ce qu’il appelle la « réprobation sociale ».

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