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Cet article est issu du dossier «La Suisse prend de la hauteur en Afrique»

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Politique économique

Suisse-Afrique : « Les marchés émergents sont demandeurs de vrais partenariats »

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Mis à jour le 12 octobre 2020 à 14h22
Portrait de Daniel Schneider.
© Benjamin Hadad

Portrait de Daniel Schneider. © Benjamin Hadad © BENJAMIN HADAD

Rencontre avec Daniel Schneider, directeur de Switzerland–Global Enterprise (S-GE), chargé de la promotion des exportations des PME suisses et de la place économique de la Confédération helvétique auprès des investisseurs étrangers.

Switzerland–Global Enterprise (S-GE) est officiellement chargée de la promotion des exportations des PME et de la place économique suisse auprès des investisseurs étrangers. En tant qu’organisation à but non lucratif, S-GE agit sous mandat du secrétariat d’État à l’économie (Seco) et des différents cantons.

En collaboration avec le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), S-GE gère des antennes dans trente et un pays, dont certaines, les Swiss Business Hubs (SBH), sont intégrées dans les ambassades suisses, comme c’est le cas à Pretoria depuis 2007. Rencontre avec son directeur, Daniel Schneider.

Jeune Afrique : Pourquoi la Confédération délègue-t-elle ces missions de promotion à un organisme indépendant comme le vôtre ?

Daniel Schneider : En tant qu’organisation mandatée par le gouvernement suisse depuis 1927, nous avons des décennies d’expertise et d’expérience dans la promotion du commerce international. Même si nous nous concentrons exclusivement sur l’exécution de nos mandats officiels, nous restons, en tant qu’organisation de droit privé, proches du marché et bien ancrés dans l’économie. Nous connaissons donc très bien les besoins de nos clients, auxquels nous apportons un soutien complet grâce à nos réseaux national et mondial.

Les marchés émergents tels que ceux de l’Afrique sont demandeurs de vrais partenariats

Comment fonctionnent les SBH ?

Ces hubs constituent le réseau extérieur de S-GE ; ils ont accès aux meilleurs contacts possible à l’étranger. Ce réseau, de taille mondiale, souligne avec réussite les efforts communs de S-GE, du DFAE et du Seco.

Cette intégration des services diplomatiques et économiques est bénéfique pour tout le monde. Elle fait naître des synergies avec d’autres départements, tels que le secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri), Suisse Tourisme, etc. Nous travaillons ensemble de façon complémentaire, selon différentes approches, pour soutenir au mieux nos entreprises.

Et qu’attendent-elles de votre part, notamment en Afrique ?

Des analyses de marchés et de l’accompagnement dans la recherche de partenaires locaux. Nous proposons dans ce domaine des programmes pour que chacun de nos clients rencontre les interlocuteurs adéquats et développe son intelligence économique, afin d’être en mesure de prendre la décision la plus appropriée.

Les marchés émergents tels que ceux de l’Afrique sont demandeurs de vrais partenariats, créateurs de valeur ajoutée pour les pays eux-mêmes. Les entreprises suisses en sont conscientes et elles disposent du savoir-faire nécessaire pour saisir les occasions présentes sur place. Afin d’y parvenir, il est important de pouvoir actionner les bons partenaires et les bons réseaux.

En plus du hub de Pretoria, S-GE ­dispose d’un trade point à Lagos depuis 2016. Le Nigeria est-il un pays particulièrement ciblé par le secteur privé suisse ?

Au niveau de la croissance économique et de la demande en produits et en services, le Nigeria est certainement l’un des principaux marchés en développement sur le continent. Comme toutes nos implantations, le trade point de Lagos est le fruit d’une décision prise par tous les services.

Selon les cas, la mise en place d’un SBH ou d’un trade point répond à une demande – constatée – des entreprises suisses, ou, au contraire, doit porter à leur attention des tendances ou des occasions d’entreprendre identifiées. Ce second cas de figure est, selon moi, bien plus observé dans le contexte africain.

Ciblez-vous d’autres pays en Afrique ?

Nous suivons les marchés qui soutiennent les économies régionales, comme c’est le cas de l’Afrique du Sud, de l’Égypte et du Nigeria, mais également du Ghana, du Sénégal, du Kenya ou de l’Éthiopie.

Le Maghreb est intéressant car il a des liens très forts avec l’Europe mais aussi avec le reste du continent. Nous nous concentrons dans certains cas sur les secteurs d’activité, comme les technologies financières au Kenya et à Maurice ou médicales en Afrique du Sud. Au regard du potentiel du continent, il est tout à fait envisageable que S-GE ouvre d’autres hubs en Afrique.

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