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Electricité

[Série] Côte d’Ivoire : de l’énergie à revendre (10/10)

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Travaux d'interconnexion électrique entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

Travaux d'interconnexion électrique entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. © HAMILTON/REA

En moins d’une décennie, le pays a plus que doublé sa puissance installée et entend bien accroître ses exportations d’électricité dans la sous-région.

En moins de dix ans, la Côte d’Ivoire a considérablement augmenté ses capacités de production d’électricité et confirmé son statut de fournisseur régional d’énergie, puisqu’elle alimente désormais en électricité plusieurs de ses voisins, comme le Burkina Faso, le Mali, le Liberia, le Ghana, le Togo et le Bénin.

L’objectif est d’atteindre une capacité de 6 000 MW, avec un mix énergétique constitué à plus de 40 % d’énergies renouvelables

Grâce au programme de renforcement de son parc énergétique, qui a représenté 7 000 milliards de F CFA (plus de 10 milliards d’euros) d’investissements entre 2011 et 2017, la puissance installée du pays a en effet augmenté de 60 %, passant de 1 391 à 2 229 mégawatts (MW).

L’objectif est d’atteindre une capacité de 4 000 MW à court terme et de 6 000 MW à l’horizon 2030, avec un mix énergétique constitué à plus de 40 % d’énergies renouvelables (dont au moins 6 % de photovoltaïque), qui devraient drainer des investissements estimés à 9 milliards de dollars d’ici à 2030.

Plus de 80 % de thermique

Depuis la découverte du gaz naturel au début de la décennie 1990, le pays a longtemps misé sur le thermique, qui constitue encore plus de 80 % de son parc de production, avec plusieurs centrales fonctionnant au gaz naturel développées par le français Eranove (Ciprel) et les britanniques Globeleq (Azito) et Aggreko (Vridi).

94 % des Ivoiriens ont accès à l’énergie, soit presque trois fois plus qu’il y a dix ans

L’hydraulique représente moins de 20 % de la capacité installée, même si la part de cette ressource a augmenté en 2018 avec la mise en service du complexe hydroélectrique de Soubré (275 MW). Avec des partenaires privés, le gouvernement pilote actuellement plusieurs projets d’extension de centrales existantes et projette la construction de nouvelles unités de production.

Des infrastructures parmi les plus performantes d’Afrique de l’Ouest

La libéralisation du secteur de la production d’électricité engagée en 1993, sous la présidence d’Henri Konan Bédié, a permis de doter le pays d’infrastructures énergétiques considérées depuis longtemps comme étant parmi les plus performantes d’Afrique de l’Ouest, ainsi que l’a encore salué un rapport publié par la Banque mondiale le 23 juillet.

Nous voulons permettre aux populations d’avoir un accès moins coûteux à l’énergie

Surtout, les investissements massifs réalisés dans le secteur ces dernières années ont permis d’augmenter l’accès des Ivoiriens à l’énergie, passé de 34 % à la fin des années 2000 à 94 % aujourd’hui.

« Nous voulons encore aller plus loin pour permettre aux industriels et aux populations d’avoir un accès moins coûteux à l’énergie », explique Abdourahmane Cissé, le ministre du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, qui précise que plus de 1 million de ménages bénéficient de tarifs sociaux.

Parallèlement aux investissements dans la production, près de 200 milliards de F CFA sont mobilisés pour restructurer et renforcer les réseaux de distribution afin de limiter la durée des coupures de courant et de réduire le niveau des pertes à environ 10 %.

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