Entreprises & marchés

Coronavirus : la RSE est-elle vraiment un amortisseur de crise en Afrique ?

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Mis à jour le 14 septembre 2020 à 14h57
Des employés de Cargill munis de masques de protection prennent connaissance des gestes barrière face au coronavirus.

Des employés de Cargill munis de masques de protection prennent connaissance des gestes barrière face au coronavirus. © Cargill

Quand la pandémie a frappé le continent, les groupes déjà rompus au dialogue social se sont plus rapidement adaptés que les sociétés qui y étaient moins habituées.

La pandémie de Covid-19 apparaît comme un test – parfois violent – de l’engagement réel des entreprises sur les terrains social et environnemental, et particulièrement sur le continent, où les défis en la matière sont légion. Si la plupart des grandes sociétés ont, depuis plus d’une décennie, élaboré puis étoffé une stratégie ad hoc, seules celles qui avaient véritablement pris en compte leurs relations avec leurs salariés, fournisseurs et communautés locales, puis transformé adéquatement leur organisation, ont pu affronter la pandémie avec agilité.

En revanche, celles qui considèrent encore la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) comme une simple affaire de réputation et de communication ont rencontré davantage de difficultés, faute d’avoir créé des espaces de dialogue avec d’autres parties prenantes de leur activité que leurs clients et leurs actionnaires.

Approche participative chez Barrick

« Alors que plusieurs de nos concurrents installés dans les mêmes pays avaient carrément arrêté leur exploitation au début de l’épidémie, parfois sur injonction de leur siège international ou du fait de leur dépendance aux expatriés, chez Barrick, nous avons pu continuer de travailler grâce à nos cadres originaires du pays, mais aussi et surtout en nous appuyant sur nos comités de développement communautaire locaux [CDC], institués depuis le début des années 2000 au Mali, en RDC et en Côte d’Ivoire. Grâce à eux, nous avons très rapidement mis en place des procédures sanitaires extrêmement rigoureuses, mais bien acceptées par les salariés et les communautés jouxtant nos mines », indique le Sud-Africain Grant Beringer, responsable RSE du géant minier canadien, numéro deux mondial dans l’or.

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