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Cet article est issu du dossier «Congo : sept mois pour convaincre»

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Politique

Congo : qui face à Denis Sassou Nguesso ?

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Mis à jour le 29 octobre 2020 à 15h35
Pascal Tsaty Mabiala, Anatole Limbongo Ngoka  et Guy Brice Parfait Kolélas.

Pascal Tsaty Mabiala, Anatole Limbongo Ngoka et Guy Brice Parfait Kolélas. © LAUDES MARTIAL MBON/AFP ; DOC JDB TV ; STEEVE RODRIC POUR JA

Pascal Tsaty Mabiala, Guy Brice Parfait Kolélas, Anatole Limbongo Ngoka et Mathias Dzon sont les principales figures de proue de l’opposition à Denis Sassou Nguesso. Portraits croisés.

Pascal Tsaty Mabiala

Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l’Union Panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) à Brazzaville en 2016.

Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l’Union Panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) à Brazzaville en 2016. © LAUDES MARTIAL MBON/AFP

Une tentative, un échec. Qu’à cela ne tienne, Pascal Tsaty Mabiala, 71 ans, est à nouveau candidat. Le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) est, depuis 2017, le chef de file de l’opposition – statut créé par la Constitution de 2015 et assorti en théorie de quelques avantages matériels –, bien que l’Upads ne pèse pas bien lourd dans l’hémicycle avec 8 députés sur 151.

Député de Loudima depuis 1992, ministre de la Défense dans le dernier gouvernement de Lissouba (1997), Pascal Tsaty Mabiala a boycotté les scrutins de 2002 et de 2009, mais a concouru à la présidentielle de 2016, à laquelle il est arrivé quatrième, avec 4,5 % des suffrages exprimés.

En décembre 2019, il s’était prononcé pour une période de transition jusqu’en 2023, à l’issue de laquelle le scrutin se tiendrait sans Denis Sassou Nguesso.

Guy Brice Parfait Kolélas

Guy Brice Parfait Kolelas, en 2017.

Guy Brice Parfait Kolelas, en 2017. © STEEVE RODRIC POUR JA

À 61 ans, le fils de Bernard Kolélas doit encore se faire un prénom. Le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki, parti qu’il a créé en 2017) est cependant arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, avec un peu plus de 15 % des suffrages, et a été l’un des premiers dirigeants de l’opposition à reconnaître la victoire de DSN.

Il semble déterminé à marquer des points en 2021, même si ses détracteurs voient en lui « un faire-valoir » qui, secrètement, aspire surtout à devenir le… chef de file de l’opposition.

Membre du Parti communiste français (PCF) de 1983 à 1993, docteur en économie, Parfait Kolélas a été ministre de la Pêche, puis de la Fonction publique à la fin des années 2000, avant de passer dans l’opposition, où il a notamment été soutenu par le Français Louis Aliot, dont il est proche et qui était alors vice-président du Front national.

Anatole Limbongo Ngoka

Anatole Limbongo Ngoka.

Anatole LIMBONGO NGOKA© DOC JDB TV © DOC JDB TV

Peu connu du grand public, cet économiste, ex-militant du PCF dans les années 1970-1980, se rêve en successeur de Denis Sassou Nguesso. En juin, Anatole Limbongo Ngoka, 68 ans, a créé le Parti africain pour un développement intégral et solidaire (Paradis) et croit fermement que son nouveau mouvement servira de tremplin à sa candidature.

Ex-compagnon de route du général Jean-Marie Michel Mokoko, emprisonné notamment pour « atteinte à la sûreté de l’État » après s’être déclaré vainqueur de la présidentielle controversée de 2016, Anatole Limbongo Ngoka rejette les accusations des « mokokoïstes », qui le qualifient de « traître » et considèrent l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2021 comme une manœuvre destinée à disperser les voix de l’opposition pour préparer la victoire du président sortant.

Mathias Dzon

Mathias Dzon, lors de la campagne présidentielle de 2009 au Congo.

Mathias Dzon, lors de la campagne présidentielle de 2009 au Congo. © Vincent Fournier/JA

Le leader de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD) a été désigné le 29 août pour être son candidat à la présidentielle de 2021. L’ancien grand argentier congolais, âgé de 73 ans, a pris acte de la demande de son parti, mais réserve sa décision, s’inquiétant de la gouvernance et de la crédibilité du processus électoral.

Mathias Dzon a été ministre des Finances de Denis Sassou Nguesso de 1997 à 2002, puis directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), de 2003-2008, avant de rejoindre l’opposition. Candidat malheureux de l’ARD à la présidentielle de 2009, il a boycotté celle de mars 2016, dénonçant les conditions d’organisation du scrutin.

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