Cinéma

Jean-Pascal Zadi : « Tout simplement noir est un film français, voire franchouillard, avec des acteurs noirs »

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Mis à jour le 09 juillet 2020 à 12h01
Jean-Pascal Zadi interprète le personnage principal de la comédie française « Tout simplement noir », dont il est aussi le coréalisateur.

Jean-Pascal Zadi interprète le personnage principal de la comédie française « Tout simplement noir », dont il est aussi le coréalisateur. © Gaumont

Dans un faux documentaire trash et jubilatoire, l’humoriste français Jean-Pascal Zadi s’interroge sur l’identité des afrodescendants de l’Hexagone. Et donne un grand coup de pied dans la fourmilière communautaire.

«JP » est en colère : « La situation des Noirs en France est catastrophique. On n’est nulle part. On n’est pas au cinéma, on n’est pas dans les médias, on n’est pas en politique, et j’ai l’impression que ça ne gêne personne ! » La parade ? « Organiser une grosse marche de protestation noire place de la République. »

Mais JP, comédien raté approchant de la quarantaine, a besoin de rallier à lui des personnalités noires pour médiatiser sa manifestation… Le scénario de Tout simplement noir (clin d’œil à un groupe de rap né à la fin des années 1980) pourrait laisser penser que ce long-métrage a été réalisé par un Noir – et pour les Noirs –… alors qu’il s’agit d’une comédie décapante contre le communautarisme. Entretien avec Jean-Pascal Zadi, coréalisateur du film avec John Wax, et acteur principal de ce faux documentaire.

Jeune Afrique : Comment l’idée de ce long-métrage vous est-elle venue ?

Jean-Pascal Zadi : Je la porte depuis au moins cinq ans. Je me suis rendu compte que pour voir des films avec des acteurs qui nous ressemblent, nous, les Noirs français, n’avions que des films américains sur les discriminations ou sud-africains sur l’apartheid. Français né à Bondy [banlieue parisienne] en 1980, je me sentais invisible dans ce paysage cinématographique. Surtout, aucun film ne me parlait de l’identité noire française. Je m’y suis donc collé… mais avec la volonté de traiter de l’universel à travers la situation des Noirs.

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