Économie

L’équilibre Chine-Afrique ébranlé par la crise ?

Réservé aux abonnés | | Par - avec Joël Té-Léssia Assoko
La ligne ferroviaire Mombasa-Nairobi, d’un coût supérieur à 3 milliards de dollars, est opérationnelle depuis 2017. Ici, la gare de Nairobi.

La ligne ferroviaire Mombasa-Nairobi, d’un coût supérieur à 3 milliards de dollars, est opérationnelle depuis 2017. Ici, la gare de Nairobi. © CHINE NOUVELLE/SIPA

À Pékin, confronté aux répercussions du Covid-19, les projets africains ont rétrogradé dans l’ordre des priorités. Au point de remettre en question la relation fructueuse entre le géant d’Asie et le continent ?

L’Histoire repasse parfois les plats. En 1348, la « Grande épidémie » de peste noire avait provoqué la fermeture des Routes de la soie et un ralentissement brutal, pendant plusieurs années, des échanges commerciaux alors fructueux entre l’Asie et l’Europe. Aujourd’hui, c’est au tour de la pandémie de Covid-19 de menacer l’initiative « One Belt, One Road » (Obor – littéralement « une ceinture, une route ») et, plus largement, les relations et investissements de Pékin à travers le monde.

La question est d’autant plus aiguë sur le continent, étant donné le poids qu’y a acquis la Chine ces dernières années. Premier partenaire commercial de l’Afrique, l’empire du milieu est également l’un des plus importants bailleurs de fonds de la région, qui a par ailleurs largement bénéficié des projets signés depuis le lancement, en 2013, de l’initiative Obor.

« La situation actuelle est un véritable test pour la validité de l’initiative Obor telle qu’elle a fonctionné jusqu’à présent », estime Jonathan Hillman, spécialiste des relations internationales à Washington.

À la fin de 2019, l’American Enterprise Institute, think-tank proche des milieux conservateurs aux États-Unis, recensait plus de 350 projets africains validés depuis 2013 dans le cadre de ces Nouvelles Routes de la soie. D’une valeur combinée supérieure à 100 milliards de dollars, ils couvrent une vaste gamme de secteurs, du contrat de 8 milliards de dollars accordé à China Railway Construction en 2018 pour le mégaprojet ferroviaire Lagos-Kano au Nigeria, à celui de 100 millions de dollars paraphé la même année entre Libreville et Tebian Electric Apparatus, pour la construction d’une centrale hydroélectrique de 36 MW à Mitzic (Nord-Est).

Précarité avant la crise

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