Banque

Covid-19 : nouvelle arme de « disruption massive » des services bancaires en Afrique

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Mis à jour le 13 juillet 2020 à 12h26
Au sommet des priorités se trouve le développement de l’offre en ligne.

Au sommet des priorités se trouve le développement de l’offre en ligne. © Nick Correia/Getty Images

À la faveur des mesures de confinement et de distanciation physique, le développement des services en ligne a connu ces derniers mois une accélération spectaculaire.

Cela fait des années que la plupart des banques du continent ambitionnent d’étoffer leur offre de services en ligne, sans toujours réussir à concrétiser ce projet.

En limitant les interactions physiques entre agents bancaires et clients, les mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 ont soudainement remis cet objectif au sommet des priorités.

En l’espace de quelques semaines, le groupe ivoirien NSIA a vu ses activités bancaires digitales croître de manière impressionnante. Selon Jean Kacou Diagou, son fondateur, le trafic en ligne de NSIA a doublé depuis que les mesures de confinement et de distanciation physique ont été décrétées en Afrique de l’Ouest.

Ces temps difficiles sont l’occasion de se positionner sur de nouveaux créneaux

Dans le même temps, sur le terrain, les effectifs et la clientèle des agences se sont réduits sensiblement. « Depuis mars, on a réorienté nos activités vers ce canal afin de désengorger nos agences et travaillé davantage en ligne », explique le patron ivoirien.

Concurrence accrue

« La crise a un effet accélérateur. En ces temps difficiles où les établissements financiers cherchent des relais de croissance, c’est l’occasion de se positionner sur de nouveaux créneaux digitaux », constate Jean-Marc Velasque, chargé du conseil aux entreprises chez Sopra Banking Software, qui accompagne 300 banques africaines. Ces dernières le sollicitent actuellement beaucoup sur ces développements de services en ligne.

Au-delà de l’urgence de subvenir aux besoins des clients en période de pandémie, la concurrence accrue des opérateurs de mobile money et la sous-bancarisation du continent offrent aux banques deux arguments de poids pour des dépenses accrues dans ce domaine, et ce même en période de coupes budgétaires.

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