Enquête

Finance islamique : pourquoi les formations se multiplient

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Secteur méconnu de la finance mondiale il y a encore quelques années, la finance islamique connaît une forte progression sur le continent africain. Certaines écoles reconnues d’Afrique de l’Ouest et du Nord ont d’ores et déjà lancé des programmes de formation pour répondre aux nombreux enjeux de cette nouvelle industrie. Décryptage.

C’est le 21 mars 2018 que la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) décide de publier le premier texte règlementaire sur la finance islamique, jusqu’ici limitée aussi bien par l’absence de cadre juridique et fiscal que par l’insuffisance de ressources humaines dédiées.

Basée sur le respect du principe de partage des pertes et des profits, la finance islamique répond en effet à des critères stricts et conformes aux principes de la charia, la loi islamique. Cela suppose l’interdiction de l’intérêt et de la spéculation ou encore l’interdiction de financer des secteurs considérés comme illicites (jeux de hasard, alcool, armement, etc.).

Une première formation au Sénégal

Dans le sillage de cette filière en plein essor estimé par le FMI à plus de 2 000 milliards d’euros dans le monde plusieurs écoles profitent de ce nouveau filon pour ouvrir des formations diplômantes, certifiantes et qualifiantes. À l’instar de BEM Dakar au Sénégal qui a, dès novembre 2017, pris le pas de ce bouleversement de l’environnement bancaire africain en lançant son premier master spécialisé en finance islamique en partenariat avec Kedge Business School.

Pour ce faire, l’établissement s’appuie sur des clusters recherchés axés sur les enjeux sociétaux et digitaux de la finance islamique, des partenariats institutionnels multisectoriels et une équipe pédagogique de professionnels et d’enseignant-chercheurs.

« L’objectif est de former plus que des praticiens mais des véritables développeurs de la finance islamique en Afrique de l’Ouest, assure le directeur académique de BEM, Elias Erragragui. L’association de profils internationaux et locaux au sein de notre équipe pédagogique nous permet de capitaliser sur les expériences de déploiement de cette jeune industrie à l’échelle mondiale tout en orientant les projets professionnels de nos étudiants vers les enjeux régionaux ».

Ce n’est pas seulement ouvert aux banquiers mais à toute personne qui désire acquérir des connaissances dans ce secteur. »

Depuis la mise en place d’un cadre réglementaire favorable au déploiement de la finance islamique en Afrique de l’Ouest, le Sénégal s’inscrit dans la continuité d’un élan continental incluant de nombreux pays tel que le Nigéria, le Maroc, le Togo ou encore la Côte d’Ivoire.

De la formation professionnelle à la formation initiale

En Tunisie, l’université Dauphine de Tunis propose depuis janvier 2019 un executive master en finance islamique. « Notre stratégie a été de lancer dans un premier temps en 2015 quatre blocs de formation interne réservés aux employés de la Banque Centrale de Tunisie avant de l’ouvrir aux autres banques, explique Amina Zeghal, directrice générale de Dauphine Tunis. Cette année, nous avons lancé la première promotion ouverte aux étudiants. Ce n’est pas seulement ouvert aux banquiers mais à toute personne qui désire acquérir des connaissances dans ce secteur. Inutile d’avoir un background financier, les juristes peuvent par exemple être intéressés ».

D’autres établissements supérieurs mise sur le potentiel économique et social qu’offre cette nouvelle industrie et ouvrent des formations. À Dakar encore, le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) participe à la mise en œuvre de programmes divers en Afrique de l’Ouest sous la tutelle de la BCEAO. À Agadir au Maroc, l’École supérieur de management du Sud (ESMS) a développé un partenariat avec le centre marocain de la finance participative QUODWA installé à Marrakech.

Une tendance éphémère ?

Dans la zone anglophone, d’autres pays pourraient également sauter le pas. À l’instar du Kenya et son gouvernement qui souhaite renforcer le positionnement de Nairobi comme hub financier régional. Début juillet, la banque islamique kenyane Gulf African Bank a mis en service la première carte de crédit basée sur les principes de financement islamique. Côté formation, le Coast International Collège, situé à Mombasa, s’est quant à lui rapproché d’une université malaisienne pour offrir une formation diplômante en finance islamique.

« Il faut être mesuré. La finance islamique se développe mais reste une niche »

Ce déploiement de formations répond directement à un besoin en compétences. Par des programmes courts ou longs, chaque école tente de répondre à tous les niveaux d’expertise. « Il y a un véritable besoin de formation à destination des cadres des secteurs bancaires et financiers aussi bien que des régulateurs, observe Elias Erragragui de BEM Dakar. Nous estimons que le besoin de cadres et employés formés aux pratiques de la finance islamique s’élèvera à plus de 300 emplois par an sur ces dix prochaines années ».

Amina Zeghal de Dauphine Tunis préfère la prudence : « Il y a clairement un manque de compétences dans cette expertise-là en Tunisie et ailleurs. C’est pourquoi nous avons décidé à la demande du secteur de concevoir des programmes qui répondent à un besoin local. Mais il faut être mesuré. Cela se développe mais reste une niche aux proportions raisonnables ».

Les formations sont plus développées au Moyen-Orient, en Malaisie, en Indonésie, à Chypre, en France et en Angleterre ».

Pourtant, près de 25 pays africains ont modifié leur législation ces dernières années pour développer peu à peu cette nouvelle industrie. De leurs côtés, les banques islamiques continuent plus que jamais leur expansion, avec plus d’une centaine d’établissements installés sur le continent.

« Les formations sont plus développées au Moyen-Orient, en Malaisie, en Indonésie, à Chypre, en France et en Angleterre, note Salifou Kouraogo, directeur général de la Banque Islamique du Niger. Mais cela se déploie progressivement en Afrique, notamment au Maroc, en Tunisie et en Afrique de l’Ouest ».

Une finance qui séduit

Face à la chute des prix des matières premières et la saturation des financements conventionnels, les instruments financiers islamiques semblent représenter une alternative de plus en plus crédible pour financer des projets de développement. « Les pays africains majoritairement musulmans sont naturellement séduits par l’arrivée d’une finance plus conforme à leurs valeurs et principes éthiques, conclut Elias Erragragui. La nécessité de responsabiliser les pratiques financières au service de l’intérêt général est un impératif de plus en plus revendiqué ».

La BID vient de conclure au début du mois de juillet un accord avec l’Académie mondiale des sciences pour financer un programme de bourses. »

Le nombre de formations issues d’écoles supérieures convaincues du haut potentiel de la finance islamique ne devrait donc pas tarder à exploser à mesure que les États africains émettront de plus en plus de Sukuk (emprunts obligataires conformes à la charia).

Alors qu’elle dispose d’un « comité charia » qui contrôle l’origine des fonds et leur utilisation, la Banque islamique de développement (BID) vient de conclure au début du mois de juillet un accord avec l’Académie mondiale des sciences pour financer un programme de bourses à hauteur de 2,4 millions de dollars sur quatre ans. Ce financement permettra d’accorder 25 bourses doctorales en moyenne chaque année à des étudiants originaires des pays membres de la banque tels que le Cameroun, le Sénégal, le Togo, l’Algérie, le Maroc, le Burkina Faso, le Niger, le Gabon, la Tunisie, le Bénin et le Tchad.

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USA

| Institutions-ONG
Êtes-vous un professionnel de la santé ayant une expertise dans la gestion des soins de santé, avec une supervision des services cliniques et de la santé au travail au niveau d’un établissement, d’un état ou d’un pays ? Le Secrétariat des Nations Unies recherche un Directeur(trice) médical(e) adjoint(e) de niveau D-1 au sein du Département de l’appui opérationnel à New York. Le Directeur(trice) médical(e) adjoint(e), aussi appelé Administrateur(trice) médical(e) général(e), supervise le travail et les résultats de la Division de la gestion des soins de santé et de la sécurité et de la santé au travail, et agit en tant que conseiller sur toutes les questions liées au bien-être, à la santé et à la sécurité au travail du personnel des Nations Unies dans les entités du Secrétariat des Nations Unies. Le directeur(trice) médical(e) adjoint(e) contribue à l’établissement de normes et de pratiques mondiales pour l’ONU et assure la qualité des soins de santé fournis par l’ONU. Le candidat idéal possède une solide expérience en médecine clinique, en santé au travail, en santé publique et/ou en gestion des soins de santé, y compris au niveau de la direction. Une expérience de la gestion d’équipes multiculturelles dans la prestation de soins de santé dans un contexte international serait un avantage. Soumettez votre candidature avant le 28 novembre 2021. Pour plus informations sur ce poste et sur la procédure de candidature, veuillez consulter le site : www.careers.un.org. N° de l’appel à candidature : 162316. Nations Unies
2021-10-25 14:51:11
full-time
Bénin

Africsearch Togo recrute pour le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique (FAGACE): TROIS (03) ADMINISTRATEURS INDEPENDANTS (H/F) Sous l'autorité du Conseil d'Administration, l’Administrateur Indépendant a pour rôle d’assurer la protection des intérêts des actionnaires et des tiers intéressés en toute indépendance. Principales missions et responsabilités
  • Présider le Comité d’Audit dans la réalisation de sa mission de surveillance et de contrôle ;
  • Présider le Comité de Garantie et s’assurer de l’adéquation permanente de la politique de garantie du Fonds aux exigences de la règlementation prudentielle et des marchés financiers de son périmètre d’activités ;
  • Assister le Comité de Gouvernance et de Rémunération dans la mise en œuvre efficace et la vulgarisation des meilleures pratiques de gouvernance du Fonds.
Profil recherché
  • Avoir un diplôme de niveau BAC + 5 dans I’ un des domaines suivants : Banque, Economie, Finance, Gestion d'entreprise, Management, Droit des Affaires, Statistiques, Planification, Gestion de projets ou équivalent ;
  • Disposer d’une expérience d'au moins douze (12) années après qualification ou une expérience comparable dans un cabinet d’audit ou financier international ou réputé ;
  • Avoir dix (10) ans d’expérience ou une expérience comparable en tant qu’Administrateur en charge des finances, de la conformité et de l’audit du Conseil d’Administration d’une institution internationale de renom ;
  • Avoir de solides connaissances en management stratégique, maîtriser I ‘outil informatique et les TIC ;
  • Maîtriser le français (parlé et écrit) et avoir une bonne connaissance de I ‘anglais et/ou du portugais (un atout) ;
  • Être ressortissant d'un des quatorze (14) Etats membres du FAGACE ;
  • Ne pas avoir été Auditeur externe du FAGACE, ni son associé ou son employé pendant les trois (03) dernières années ;
  • N’avoir aucune relation importante avec le Fonds et ne pas avoir été employé ou son dirigeant ;
  • Ne représenter aucun actionnaire ou groupe d’actionnaires et ne pas avoir des liens familiaux avec la haute direction du Fonds ou de famille proche d’un membre de direction ;
  • Être de bonne moralité et ne pas avoir été inculpé coupable de fraude ou de malhonnêteté ou reconnu coupable d'une infraction pénale ou déclaré en faillite ou interdit d'exercer en tant qu'Administrateur ;
  • Ne pas être un Administrateur exécutif, ni exercer un mandat de membre du Comité de Direction, ni avoir occupé l'une des positions durant les dix (10) années précédant sa nomination ;
  • Ne pas avoir siégé au Conseil d'Administration en qualité d'Administrateur non exécutif pendant plus de trois (03) mandats successifs sans que cette période ne puisse excéder douze (12) ans ;
  • Ne pas faire partie du personnel de direction ou d'une entité en relation d'affaires avec le FAGACE pendant une période de moins de dix (10) ans précédant sa nomination ;
  • Ne pas représenter les intérêts d'un quelconque des actionnaires du Fonds ;
  • Ne pas entretenir, ni avoir entretenu au cours des dix (10) dernières années précédant sa nomination, une relation d'affaires significative avec le FAGACE, soit directement ou indirectement par entité interposée ;
  • Ne pas entretenir de relations avec d'autres Administrateurs du Fonds du fait des fonctions exercées dans d'autres entités ou organes ;
  • Ne pas avoir d'affiliation jusqu'au deuxième degré inclusivement avec un Administrateur ou membre du Conseil de direction exerçant des fonctions au sein du FAGACE.
Lieu du poste : Cotonou (Bénin) Pour postuler Les personnes intéressées sont invitées à envoyer leur CV, lettre de motivation rédigée en français datée et signée, les copies certifiées conformes des diplômes à partir du BAC et titres, les coordonnées des différents employeurs, une copie certifiée conforme de la pièce d’identité nationale, une attestation sur l’honneur quant à l’absence de relation avec FAGACE, un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois  à l’adresse infotg@africsearch.com en indiquant les références du poste à pourvoir. Pour tout contact +228 22 20 21 04/22 21 37 36. Date limite de dépôt des candidatures, Lundi 08 Novembre 2021 à 18h00 TU. N.B. : Seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s par téléphone ou par e-mail. Administrateurs indépendants
2021-10-25 12:14:19
full-time
Côte d'Ivoire

| Banque-Finance-Assurance
INTITULÉ DU POSTE :   DIRECTEUR DE LA STRATÉGIE ET DES POLITIQUES OPÉRATIONNELLES (SNSP)
COMPLEXE :   VICE-PRÉSIDENCE PRINCIPALE
DÉPARTEMENT :   STRATÉGIE ET POLITIQUES OPÉRATIONNELLES
GRADE :   EL5/4
SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE :   VICE-PRÉSIDENT PRINCIPAL
LIEU D’AFFECTATION:   ABIDJAN, CÔTE D’IVOIRE
INFORMATION SUR LE POSTE :   CE POSTE BÉNÉFICIE DU STATUT INTERNATIONAL ET OUVRE DROIT AUX CONDITIONS D’EMPLOI Y AFFÉRENTES. Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème et/ou une capture d’écran indiquant le problème à: HR Direct HRDirect@AFDB.ORG.
SAP N°:   50092380
DATE DE CLÔTURE :   21 Novembre 2021 (23h59 GMT)
Pour postuler: https://www.afdb.org/fr/poste-vacant/directeur-de-la-strategie-et-des-politiques-operationnelles-snsp-46335
LA BANQUE : Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution panafricaine de développement. Elle a pour mission de promouvoir la croissance économique et le progrès social dans l’ensemble du continent. La Banque compte 81 pays membres, dont 54 pays africains (les pays membres régionaux), et 26 pays non africains (pays membres non régionaux). Le Programme de développement de la Banque vise à fournir l’appui financier et technique nécessaire aux projets porteurs de transformation qui permettront de réduire sensiblement la pauvreté grâce à une croissance économique inclusive et durable en Afrique. En plus de fournir du financement, la Banque est la voix de l’Afrique sur les questions économiques, financières et de développement mondial, un rôle qui a pris une grande importance à la lumière d’une intégration globale et de l’interconnexion croissantes. Pour davantage se concentrer sur les objectifs de la Stratégie décennale (2013-2022) et réaliser un plus grand impact sur le développement, cinq grands domaines (High 5), dans lesquels les interventions devront s’intensifier pour l’Afrique, ont été identifiés, à savoir : l’énergie, l’agro-industrie, l’industrialisation, l’intégration et l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. LE COMPLEXE : La Vice-présidence principale (SNVP) est chargée d’appuyer le Président dans la gestion quotidienne du Groupe de la Banque dans le but d’atteindre l’objectif stratégique de l’institution et de promouvoir une culture de la performance permettant d’harmoniser tous les processus et les systèmes afin d’obtenir des résultats à fort impact. SNVP fera preuve d’un leadership efficace et d’une capacité de coordination exceptionnelle pour veiller à la mise en œuvre et au suivi des décisions institutionnelles clés, ainsi qu’à l’identification de mesures correctives et actions nécessaires. SNVP pilote les discussions de la haute direction, le processus de prise de décision et l’exécution des décisions clés du Conseil d’administration et de la haute direction.  LE DÉPARTEMENT QUI RECRUTE : Le rôle clé du Département de la stratégie et des politiques opérationnelles (SNSP) est de contribuer à façonner une vision institutionnelle et une perspective stratégique pour la Banque africaine de développement (BAD) et de développer les politiques opérationnelles visant à guider le programme de la Banque. Il apporte une réponse rapide à un large éventail de questions stratégiques, identifie de nouveaux défis et anticipe les besoins de changement. Le département est un point focal pour l’identification et l’analyse stratégique des défis mondiaux, de leurs implications pour l’Afrique et la Banque et soutient la haute direction dans son dialogue avec la communauté internationale. Il est le fer de lance de la Banque dans le développement d’une nouvelle culture de l’innovation et du changement, en favorisant notamment la mise au point de nouveaux produits et secteurs d’activité financiers ou non financiers. À cet égard, le département travaille à l’échelle de l’institution pour veiller à l’orientation stratégique et au respect des politiques dans la prise de décisions, ainsi qu’à une meilleure harmonisation des ressources et des priorités stratégiques. LE POSTE : Le Directeur du Département de la stratégie et des politiques opérationnelles a la responsabilité stratégique d’aligner les stratégies de la Banque sur sa mission globale et sur ses priorités opérationnelles. Le titulaire du poste conseille le Président et la haute direction sur la stratégie et la politique à long terme de la Banque et contribue à la communication de ses stratégies et politiques institutionnelles à toutes les parties concernées. Il conseille et soutient également le Président et la haute direction dans leur engagement auprès de la communauté internationale, notamment en ce qui concerne la position de la Banque à l’égard du G8 et du G20, et les relations avec les autres BMD. Le poste exige un haut niveau d’engagement et de connaissance des besoins de développement de l’Afrique, ainsi qu’une compréhension approfondie des divers besoins des parties prenantes au programme de développement de la Banque. Ce poste est placé sous l’autorité du Vice-président principal, qui relève à son tour du Président. PRINCIPALES FONCTIONS : Sous la supervision et la direction du Vice-président principal, le Directeur de la stratégie et des politiques opérationnelles assumera les tâches suivantes :
  1. Contribuer pleinement à l’élaboration et à l’examen de la stratégie et de l’orientation globales de la Banque, au fonctionnement efficace de ses systèmes de gouvernance et à la promotion de partenariats solides à l’intérieur et à l’extérieur de celle-ci.
  2. Contribuer à l’élaboration et à l’examen des plans d’activités de la Banque afin de vérifier leur conformité à l’orientation stratégique de l’institution.
3.  Assurer la mise à jour et la diffusion régulières du Manuel des opérations du Groupe de la Banque et piloter l’élaboration et la révision des politiques institutionnelles. 4.  Collaborer avec d’autres départements de la Banque et contribuer, le cas échéant, à l’élaboration des politiques et formuler des recommandations concernant la cohérence entre la planification annuelle et pluriannuelle et les objectifs à long terme de la Banque. 5.  Conseiller la haute direction sur les enjeux et les faits nouveaux concernant les pays membres régionaux et non régionaux et qui ont une incidence sur la Banque et ses résultats. 6.  Assumer conjointement avec d’autres Directeurs la responsabilité de la performance institutionnelle et de la réalisation des objectifs stratégiques de la Banque. 7.  Fournir au Président des conseils stratégiques et analytiques sur les initiatives stratégiques à long terme. 8.  Conseiller la haute direction sur les partenariats stratégiques et les discussions avec les principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux, notamment en ce qui concerne la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD), les augmentations générales du capital (AGC) de la BAD, les options innovantes de financement et les réformes institutionnelles. 9.   Superviser et piloter les exposés à présenter aux comités du Conseil d’administration et/ou au Conseil d’administration sur les politiques et stratégies soumis pour examen ou d’approbation. 10.  Déterminer les nouveaux enjeux internationaux, y compris les priorités du G8 et du G20 en matière de développement et les questions pertinentes pour les banques multilatérales de développement (BMD), évaluer leurs implications potentielles sur les politiques, les stratégies et l’aide au développement de la Banque, et formuler des conseils en conséquence sur les mesures que la Banque devrait prendre pour y remédier. 11.  Coordonner les relations de la Banque avec les autres banques multilatérales de développement (BMD), les organisations internationales et les organismes bilatéraux sur le plan institutionnel et sur les enjeux stratégiques. 12.  Assumer la responsabilité globale de l’évaluation de l’éligibilité des pays au financement de la Banque africaine de développement. 13. Élaborer et superviser le programme de travail annuel du département en tenant compte des priorités stratégiques de la Banque, des résultats convenus et de ses directives fiduciaires. 14.  Piloter la planification, l’organisation, le suivi et l’utilisation des ressources humaines et financières du département. 15.  Superviser toutes les questions relatives à la gestion des ressources humaines au sein du département, notamment la planification, le recrutement et la gestion des performances du personnel dans le cadre des cycles annuels et des politiques et directives de la Banque. 16.  Travailler en étroite collaboration avec la haute direction de la Banque en tant que membre du Comité de coordination de la haute direction (SMCC) et représenter le département dans les comités ou dans les secteurs d’activités pertinents, à la demande de la haute direction. 17.  Favoriser le travail d’équipe et l’instauration d’un environnement qui encourage et récompense l’innovation, la créativité et la responsabilisation en matière de résultats, et qui incite le personnel à contribuer à produire un impact considérable en matière de développement. COMPÉTENCES :(qualifications, expérience et connaissances) 1.      Être titulaire d’au moins un Master2 en économie du développement, en macroéconomie ou en gestion des politiques économiques, en finances publiques, en ingénierie de la gestion stratégique ou dans un domaine de développement pertinent. 2.      Justifier d’au moins dix (10) années d’expérience approfondie et progressive en politique publique, en politique économique ou gouvernementale, en gestion financière ainsi que d’une solide expérience en matière de conception et d’exécution des opérations (y compris les projets d’investissement et les opérations d’appui aux réformes). 3.      Posséder une vaste expérience de la gestion de projets, de préférence dans une institution multilatérale de financement du développement, dont au moins huit (8) années consacrées aux pays en développement, de préférence en Afrique et à un poste de direction. 4.      Avoir une bonne compréhension de la formulation et de l’élaboration des stratégies, des questions macroéconomiques, de la politique budgétaire et des questions de budgétisation publique dans les pays en développement, et une expérience avérée des politiques, procédures et pratiques opérationnelles des grandes institutions bilatérales ou multilatérales de développement. 5.      Avoir une excellente connaissance et une bonne compréhension de l’économie politique ainsi que des enjeux socio-économiques et de développement, des défis et des opportunités en Afrique. Faire preuve de motivation et d’engagement en faveur du développement du continent africain. 6.      Être capable de mettre en œuvre des approches innovantes, de travailler de manière autonome et d’appliquer de nouvelles méthodes pour résoudre les problèmes, tout en restant efficace dans un environnement institutionnel dynamique, évolutif et exigeant. 7.      Faire preuve d’un esprit stratégique et être capable de piloter le programme de la Banque et de responsabiliser le personnel dans un contexte de transition institutionnelle pour renforcer l’accent mis sur les pays dans les activités de la Banque. 8.      Posséder les compétences d’équipe nécessaires pour piloter des programmes complexes ; avoir de solides aptitudes à analyser les actions du point de vue des parties prenantes et à traduire la réflexion stratégique en un plan d’action convaincant. 9.      Avoir une capacité avérée à prendre des risques opérationnels de manière prudente et à prendre des décisions efficaces, en temps utile et mûrement réfléchies. 10.  Faire montre d’excellentes capacités à présenter et à faire accepter ses idées ; avoir de bonnes qualités d’écoute, faire preuve d’un engagement à l’égard de la diversité et être capable d’initier et de gérer le changement. 11.  Posséder de solides compétences en communication et avoir la capacité de nouer des partenariats avec un large éventail de clients, ainsi que d’obtenir des résultats qui répondent aux besoins et aux intérêts à long terme des clients au sein et à l’extérieur de l’institution. La préférence sera accordée aux candidats justifiant de compétences et d’une expérience très solides en matière de relations publiques et de communication, tant dans les pays membres régionaux que non régionaux. 12.  Être capable de travailler efficacement dans un cadre de gestion matricielle, à la fois comme chef d’équipe et comme membre d’équipe. 13.  Être capable de travailler avec doigté dans un environnement multiculturel et de nouer des relations de travail efficaces avec les clients et les collègues. 14.  Faire preuve d’intégrité, d’un grand discernement et des normes éthiques les plus élevées. 15.  Avoir d’excellentes aptitudes en communication écrite et orale en anglais et/ou en français, avec une bonne connaissance pratique de l’autre langue. 16.  Maîtriser l’utilisation des logiciels couramment utilisés à la Banque (Suite Microsoft Office). Être capable de fournir des conseils stratégiques à la Banque sur les nouvelles questions financières et les enjeux de développement, ainsi que sur les questions institutionnelles.  
Seul(e)s les candidat(e)s répondant à toutes les exigences du poste et retenu(e)s pour une évaluation plus approfondie seront contacté(e)s. Les candidat(e)s devront soumettre un curriculum vitae (CV) complet et tout autre document complémentaire pouvant être requis. Le Président de la Banque africaine de développement se réserve le droit de nommer un candidat à un grade inférieur à celui du poste annoncé. La Banque africaine de développement est un employeur garantissant l’égalité des chances. Les candidatures féminines sont vivement encouragées. http://www.afdb.org. Le Groupe de la Banque africaine de développement ne perçoit aucun frais ou contribution de quelque nature que ce soit des candidats tout au long de son processus de recrutement (dépôt des candidatures, étude des CV, entretien d’embauche, traitement final des candidatures). En outre, le Groupe de la Banque ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats. Le Groupe de la Banque africaine de développement décline toute responsabilité de publications frauduleuses d’offres d’emploi en son nom ou, de manière générale, d’utilisation frauduleuse de son nom de quelque manière que ce soit Directeur du Département de la stratégie et des politiques opérationnelles  
2021-10-25 09:13:46
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