Écoles de commerce

Formation : un doctorate of business administration pour les cadres au Maroc

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L’Université internationale de Casablanca (UIC) lance un doctorate of business administration en partenariat avec l’école de commerce de Clermont-Ferrand. Objectif : reconvertir des cadres et managers vers l’enseignement et la recherche.

Présent depuis plusieurs années au Maroc par le biais de doubles diplômes et d’échanges d’étudiants, l’École supérieure de commerce de Clermont-Ferrand souhaite accélérer sa stratégie sur place en délocalisant ses programmes. C’est le sens du lancement d’un doctorate of business administration (DBA) au sein de l’Université internationale de Casablanca (UIC).

Dès la rentrée de septembre, le pôle formation exécutive de l’UIC a prévu d’accueillir une première promotion d’une vingtaine d’étudiants désireux de progresser dans le domaine des sciences du management et de la recherche.

« Une nouvelle génération de docteurs »

Articulé autour de sept séminaires qui auront lieu le week-end avec une intervalle de six semaines, le programme, étalé sur trois années, prévoit de transmettre aux participants une approche scientifique du management. « Nous sommes très heureux de nous associer à l’ESC Clermont pour lancer ce premier DBA sur Casablanca, affirme Said Benamar, le directeur du pôle formation exécutive de l’UIC. Un bon nombre de professionnels souhaitent se reconvertir et nous avons besoin d’une nouvelle génération de docteurs en recherche appliquée, en enseignement et en consulting capables d’utiliser des méthodologies scientifiques ».

Alors qu’ils auront accès à une base de données de recherche élaborée à l’ESC Clermont, les sélectionnés devront dès la première année choisir leur spécialité avec comme objectif la publication d’un article dans une revue académique. En deuxième année, ces derniers apprendront à justifier la pertinence de leurs méthodologies de recherche. Avant la troisième année et la dernière ligne droite vers la soutenance.

Une admission très sélective

En parallèle des séminaires, ils bénéficieront d’un encadrement rapproché de professeurs de l’ESC Clermont ainsi que de professionnels locaux, joignables à raison de deux heures par mois afin d’effectuer des retours sur l’avancée des thèses. « Les enseignements relèvent de nos accréditations donc nous serons très soucieux de la maîtrise de la qualité pédagogique, précise Richard Soparnot, le directeur académique du programme. C’est un moyen pour les cadres en exercice de se remettre en question sur leurs pratiques quotidiennes et d’acquérir une expertise très poussée dans un domaine ».

Un doctorat, c’est un voyage académique avec beaucoup de lecture et une grande motivation pour la réflexion. »

Les inscriptions sont déjà ouvertes et l’admission est très sélective. Évalués sur dossier et entretien, les candidats doivent se présenter avec un master en poche ainsi que cinq années d’expériences professionnelles. « Au-delà de ça, il faut que le candidat soit motivé par la recherche, poursuit Said Benamar. Un doctorat, c’est un voyage académique avec beaucoup de lecture et une grande motivation pour la réflexion ». Le coût de la formation s’élève quant à lui à 75 000 dirhams par an (un peu plus de 6 800 euros).

À noter qu’une quatrième année est réalisable au sein du campus de Clermont-Ferrand pour décrocher un doctorat national français en sciences de gestion. Alors que l’ESC organise chaque année des « DBA Day » en France et notamment à Paris afin de valoriser les travaux de ses doctorants, sa direction entend bien déployer son savoir-faire sur le continent africain. Après avoir signé des premiers accords de principe au Niger, au Mozambique et au Sénégal, Richard Soparnot a d’ailleurs effectué un voyage ces derniers jours en Tunisie.

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