Écoles de commerce

Formation : Brest Business School exporte ses programmes en Afrique

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Depuis son rachat par le groupe Weidong Cloud Education il y a plus de deux ans, l'école de commerce bretonne intensifie son ouverture à l'international, plus particulièrement en Afrique et via l'enseignement à distance.

Brest Business School (BBS) pourrait bien devenir une référence en matière d’éducation digitalisée, notamment en Afrique. Et pour cause : son nouveau propriétaire n’est autre que Weidong Cloud Education, un géant de l’enseignement à distance qui ambitionne de devenir le leader mondial dans le secteur. C’est l’une des raisons pour laquelle le groupe a investi dans l’école brestoise, devenue franco-chinoise en septembre 2016. Weidong souhaitait grossir son portefeuille de programmes avec des contenus de qualité.

À la rentrée 2019, trois masters spécialisés de BBS seront disponibles en version e-learning : le MS Contrôle de gestion et pilotage de la performance, le MS Gestion patrimoniale et financière et le MS Management des activités logistiques et achats. « À terme, tous nos programmes seront adaptés en ligne », précise Gaëlle Moal-Ulvoas, responsable des relations internationales de Brest Business School. Pour avoir accès à ces formations, le candidat devra passer par un processus de recrutement classique. S’il est admis, il pourra suivre à son rythme le master choisi.

Nous avons beaucoup d’étudiants motivés qui veulent rejoindre notre école mais qui n’ont pas les moyens financiers de venir s’installer en France. »

Un accès égalitaire à l’éducation

Ce choix d’une numérisation des contenus diplômants répond à une demande de plus en plus croissante. « Nous avons beaucoup d’étudiants motivés qui veulent rejoindre notre école mais qui n’ont pas les moyens financiers de venir s’installer en France. Le digital permet de faciliter la poursuite d’études pour ce type de profils », précise la responsable.

L’école a choisi de mettre en priorité le cap vers l’Asie et l’Afrique. Le 19 mai dernier, Daï Shen, senior vice-président de Weidong et directeur général de BBS, a ainsi signé un accord-cadre de coopération avec les ministres de l’Éducation du Botswana et de l’Ouganda, à Qingdao.

Des relations historiques avec le continent

Pour mener à bien ce projet d’exportation de programmes sur le continent, Brest Business School peut s’appuyer sur les relations privilégiées qu’elle a nouées avec ses différents partenaires africains depuis sa création en 1962. « Pour nous développer à l’international, nous nous sommes tournés dans un premier temps vers les pays de la francophonie, comme le Maroc qui est encore aujourd’hui notre premier partenaire. En septembre, nous accueillerons par exemple une cinquantaine d’étudiants », raconte Gaëlle Moal-Ulvoas.

À partir de 2005, BBS a enrichi son offre avec des programmes en anglais ce qui lui a permis de se diriger vers des pays anglophones.

Les étudiants viennent réaliser un à deux semestres d’échange mais aussi effectuer des programmes de double-diplomation. « Ils démarrent leur cursus dans leur établissement d’origine et viennent effectuer la seconde partie à BBS. Cela leur permet d’obtenir notre diplôme visé pour le Bachelor, et visé et gradé pour le programme Grande école », ajoute-t-elle. Le réseau d’anciens élèves compte aussi des diplômés originaires de Tunisie, de Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo ou du Bénin. À partir de 2005, BBS a enrichi son offre avec des programmes en anglais ce qui lui a permis de se diriger vers des pays anglophones.

 Nous avons aujourd’hui la possibilité d’offrir à nos partenaires africains des liens avec des établissements d’enseignements supérieurs chinois.

Une école internationale

En plus de ce réseau d’élèves mixtes, Brest Business Scool dispose également d’un corps professoral international. Des enseignants originaires de Tunisie ou du Gabon donnent cours sur le campus à Brest. Par leur intermédiaire, l’école de commerce tisse des liens plus étroits avec les établissements sur place.

Depuis deux ans, l’école connait un accroissement du nombre de candidats africains en raison de sa double nationalité franco-chinoise. « Nous avons aujourd’hui la possibilité d’offrir à nos partenaires africains des liens avec des établissements d’enseignements supérieurs chinois. Ceci est très prisé au regard des liens économiques et politiques très forts entre la Chine et le continent », conclut la responsable des relations internationales. De quoi donner un second souffle à l’école de commerce, jusque-là en bas des classements des écoles de commerce.

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